La Place de la Liberté, sous trois angles différents

Tout d’abord, précisons l’emplacement de la Place de la Liberté car, très animée et populaire avant la Seconde Guerre Mondiale puisqu’elle faisait partie de l’ancien centre-ville, elle n’a plus du tout cette attractivité. Elle ne ressemble d’ailleurs plus à une place suite à la reconstruction de la ville, et même son nom est de moins en moins connu des Sottevillais…

Elle a été nommée « Place de la Liberté » en 1880 quand un Arbre de la Liberté y a été planté. Auparavant, elle s’appelait « Place du Puits de Montée ».
Un autre Arbre de la Liberté, toujours vivant celui-là, a été planté ici durant le bicentenaire de la Révolution en juin 1989. Il s’agit d’un cèdre du Liban, dont nous avons déjà parlé à la fin de cet article.

On est donc tout simplement au carrefour entre la rue Pierre Corneille et la rue de Paris, dont nous allons faire un tour d’horizon grâce à trois duos de photos. Dans chacun de ces duos, une photo a été prise avant-guerre et l’autre aujourd’hui, mais toutes les deux du même point de vue :

1 –

Tout a changé entre ces deux premières photos qu’un siècle sépare. On se repère au tracé des rues uniquement. Les maisons et les commerces bordant la place sur la photo ancienne ont tous été bombardés. Les quelques constructions épargnées ont été démolies pour les besoins de la reconstruction du quartier.
On observe au premier plan, les rails du tramway qui parcourait le centre-ville. Ils virent vers la rue de Paris, à gauche, suivant une courbe douce que l’angle de rue actuel ne permettrait plus. Mais qu’importe, puisque le centre-ville a été déplacé, et le « métro » le traverse à nouveau !

Place de la Liberté : carrefour entre les la rue Pierre Corneille et la rue de Paris à Sotteville-lès-Rouen - Carte postale ancienne avec tramway
Place de la Liberté : carrefour entre les la rue Pierre Corneille et la rue de Paris à Sotteville-lès-Rouen

– 2 –

En se décalant un peu, mais en regardant toujours dans la même direction, on se rend bien compte que la forme triangulaire de la place n’existe plus. Elle se résume aujourd’hui à la largeur de la rue Pierre Corneille.
Le toit pointu de la maison « Art Nouveau » au loin sert de repère. C’est le seul point commun, en plein centre des deux photos :

Place de la Liberté : carrefour entre les la rue Pierre Corneille, la rue de Paris et la rue Hoche à Sotteville-lès-Rouen - Photo ancienne avec tramway
Place de la Liberté : carrefour entre les la rue Pierre Corneille et la rue de Paris à Sotteville-lès-Rouen

– 3 –

En se tournant maintenant dans l’autre sens, on voit clairement sur la carte postale datant de 1910 environ, la voie du tramway qui prend la rue de Paris à droite, et l’angle beaucoup plus serré sur la photo actuelle.
Sur la gauche, l’amorce de la rue Hoche se dessine. Elle va être plus tard élargie et allongée pour devenir la continuité de la rue Pierre Corneille, évidente sur la photo actuelle, mais dont on a tendance à oublier qu’elle a été créée de toutes pièces.
On distingue également un aiguillage sur la photo d’époque. En effet, les rues étroites du centre-ville permettaient le passage d’une seule voie, mais il fallait bien que les tramways se croisent quand même ! C’est pour cela qu’une double voie sur une courte distance était aménagée dans les endroits plus dégagés, comme sur la place de la Liberté.

Place de la Liberté : carrefour entre les la rue Pierre Corneille, la rue de Paris et la rue Hoche à Sotteville-lès-Rouen - Vieille photo d'époque avec tramway.
Place de la Liberté : carrefour entre les la rue Pierre Corneille et la rue de Paris à Sotteville-lès-Rouen

Vous ne vous repérez toujours pas ? Voici le plan du quartier, sur lequel sont aussi indiqués les trois angles de vue :

Plan de quartier et angles de vue des avant/après rue Pierre Corneille et rue de Paris à Sotteville-lès-Rouen

Et pour terminer, ces deux montages rephotographiques mixent les deux photos des angles de vue n° 2 et 3 :

► VOIR AUSSI : Tous les articles sur la place de la Liberté

5 commentaires

  1. J’ai toujours autant de tristesse quand je vois toutes les jolies petites maisons et les commerces d’antan , et ce que c’est devenu maintenant ! Quelle saleté les guerres et tout cela à cause d’un fou furieux !

    • Une « jolie petite maison » qu’habitaient mes grands-parents Victor et Henriette MEHEUST rue Benjamin Franklin rue qui n’existe même plus, comme leur maison complètement détruite et jamais reconstruite ; propriétaires, ils se sont retrouvés locataires : INADMISSIBLE
      Merci pour les auteurs et les photographes.

  2. où est mon ,commentaire que je viens d’écrire ? dommage de recommencer ;  » une jolie petite maison » comme celle de mes grands-parents Victor et Henriette MEHEUST où je suis née, rue Benjamin Franklin. Rasée et jamais reconstruite. Propriétaires, mes grands-parents sont devenus locataires, grand-père a beaucoup maigri et ne s’est jamais consolé : il ne pouvait pas être logé dans un immeuble, avec une femme malade, handicapée. Moi non plus inconsolable face à cette injustice. Voyez, vous le poète (comme moi historienne amateure, écriturière) les horreurs des guerre. Annick VALLEE

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