Histoire et vues aériennes du Lycée Marcel Sembat

A son ouverture le 1er octobre 1924, le groupe d’écoles Sembat s’appelait « Ecole pratique d’industrie de garçons et de filles ».

Après l’école primaire, les jeunes sottevillais n’avaient pas d’autre choix que d’apprendre un métier « sur le tas » chez des artisans locaux, ou faire de haute études, mais seulement pour les plus fortunés. La nouvelle école était donc bienvenue…
Cet ensemble à cheval sur la rue Léon Salva et en bordure du Bois de la Garenne porte le nom d’un ancien député socialiste réformateur qui désirait une république plus juste et plus égalitaire, mort en 1922. Eugène Tilloy étant maire de Sotteville au moment de l’inauguration a choisi le nom de son ami Marcel Sembat, décédé peu de temps avant.

On y préparait le CAP ou le BEI (Brevet Élementaire Industriel) : dessinateurs, électriciens, ajusteurs, tourneurs, forgerons, serruriers pour les garçons. Comptabilité, secrétariat, couture pour les filles.

En plus du bâtiment en U d’origine, des ateliers ont été ajoutés de l’autre côté de la rue Léon Salva (J. Levavasseur, Paris-Normandie) :

Vue aérienne du lycée Marcel Sembat - Sotteville-lès-Rouen

Suite à la nationalisation du lycée en 1961, l’internat (en bas à gauche) a été construit, suivi en 1965 du « bâtiment E » plus bas, qu’on devine derrière les arbres :

Lycée Marcel Sembat - Sotteville

Les ateliers sont reconstruits. Une passerelle métallique enjambe la rue Léon Salva (IGN 1989) :

IGN 1989

En 1989/1990, un bâtiment prenant naissance dans la cour d’origine est construit pour relier les ateliers, remplaçant ainsi la passerelle « provisoire ». (Google Earth 2006) :

Lycée Marcel Sembat - Sotteville

De 2006 à 2011, d’importants travaux de restructuration ont lieu, avec entre-autres :
– Démolition de l’internat, reconstruit le long de l’aile ouest du bâtiment historique
– Démolition du bâtiment E
– Reconstruction des ateliers, avec toit ondulé et végétalisé. La végétalisation permet l’isolation, la rétention d’eau et la continuité pour fondre le bâtiment avec le Bois de la Garenne. Ce toit végétalisé était le plus grand de monde à sa construction.
Photo Google Earth 2012 :

Lycée Marcel Sembat - Sotteville

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12 commentaires

  1. Voila… Merci beaucoup, J’ai était demi-pensionnaire en 1998-2000 dans l’internat Ancien de 1960 au 3eme étage il y avait les filles et les demi pensionnaire d’un autre établissement un collège ou un lycée.. au 4eme et au 5 eme il y avait les garçons… au 1er l’infirmerie. Tous en haut il y avait le T.O.S ( un service s’entretient et de maintenance des bâtiments ) ainsi que les appartements de fonctions. La chaufferie très vielle en 2000 devait être au RDZ ou sous sol me souviens plus trop. Les Fenêtres étaient à bascule même fermés l’hiver il fessait assez froid ( 16°c ) environ au matin. Les douches étaient tout au fond.. C’était vraiment quelque chose à vivre car en l’an 2000 on pouvait voir encore les anciens lavabo et douche collective sans séparation, sans intimité.. Bien sur nous en 2000 nous avions des petits compartiment à douche individuelle mais fermé seulement par de simple rideau en plastic.. à 6h 30 il fessait vraiment frais les douches étaient rapides ! à 7h10 le petit dej en bas .. fallait pas être en retard pour le jus d’orange si non ‘cuick’ plus rien sauf ce que les autres n’avait pas voulu… et de plus le service fermé à 7h20 … Je crois que les cours commençaient à 7h45 .. et ce terminé parfois à 18h30 … sauf le Vendredi l’après midi était donnée pour donné le temps au demi-pensionnaire de rentrer chez eux avant la nuit, je venais de Gravenchon, pays de caux. Il y avait un petit bar le « ludo » je crois ou le midi ont pouvait faire du baby-foot..avec une pièce de 2 francs ‘nouveau’ Un autre ou l’ont fît du billard près de la poste. Le parc de la garenne fût très agréable au printemps. Que de souvenirs en seulement 2 ans dans ces lieux.

    Merci pour les photos car le lycée partie technique est méconnaissable à mes yeux. Peu de choses ont changé vue du ciel par google et street view. Ah si le métro est devenu blanc.. avant il était bleu-nuit. Hors-mi le U D’antan de ce lycée « Marcel Sambat » se refait une beauté toutes les 4 décennies… Et il est unique en France de son patronyme aux toits en verdure. A suivre donc.

    Me reste à trouver quels profs travaillent encore à Sambat la plus part étant jeune au tour de 30 ans à l’époque. Malheureusement je ne me souvient que de leur visage..

  2. La salle télé au milieu de l’étage, le rocher de cancal pour les billard, le complexe Rostand (si mes souvenirs sont bons) pour le sport. Le kickboxing avec Kader (si je me souviens bien aussi) a l’internat.

  3. L’internat a dû est construit un chouia avant 1966 car, cette année-là, j’étais demi(-pensionnaire à Sembat et je déjeunais précisément dedans.
    C’est d’ailleurs à l’occasion d’un de ces repas que j’ai été le témoin partiel du suicide d’un interne qui s’était jeté dans le vide depuis la terrasse. Ce jour-là, j’ai perdu l’appétit sans savoir pourquoi…

      • Je m’en souviens bien:je crois que ce garçon était à la même table que moi le midi de son suicide. Le surveillant Lovisa (légionnaire barbu) nous a informé l’après midi. Connaissez vous le motif?
        J’ai été pensionnaire de 1965 à 1968 (bac E )

  4. Bonjour,

    J’ai toujours eu l’impression que le bâtiment d’origine (en U) avait été remanié après guerre suite à d’éventuels dégâts causés par celle-ci. Poteaux béton en façade, charpente béton notamment. Même si le béton était déjà utilisé dans les années 20, cela semble postérieur à la construction. Auriez-vous la possibilité d’aller à la pêche aux infos sur ce sujet ?

    Et bravo pour votre travail en général !

    • Bonjour,
      Même si le bâtiment historique en U n’a pas souffert des bombardements, il a bien sûr été remanié, tout en gardant son style d’origine, ne serait-ce que pour entretien et modernisation. On peut remarquer en particulier que des vrais toits on remplacé à l’après-guerre les toit-terrasses des 2 ailes.

      • En effet je n’avais pas noté qu’à l’origine les ailes étaient surmontées d’une toiture terrasse ! Cela explique ainsi la présence de renforts verticaux sur les murs de façade pour reprendre les efforts créés par les fermes en béton de la charpente de la nouvelle couverture…

        A vérifier donc ,mais si mon hypothèse est la bonne, ces poteaux ne doivent pas exister sur la façade du corps central. Curieusement ils ont été « piquetés » sur toute leur surface comme si on avait envisagé de les recouvrir d’un enduit. Pourquoi cet enduit n’a t’il pas été réalisé, mystère !

        Du coup (comme on dit aujourd’hui) on comprend mieux aussi pourquoi la charpente du corps central est en bois. Elle date de l’origine.

        Tout ça de mémoire, il y a en effet bien longtemps que je ne me suis pas penché sur ces façades…

        Merci pour ces précisions.

      • En fait, après m’être rendu sur place, il apparait que ces ailes ont connu bien plus que l’ajout d’une toiture. Elles ont en effet été surélevées d’un étage et agrandies de trois trames…

        Ils s’agit donc de la première restructuration d’importance qu’ait connu l’établissement.

        Cordialement.

  5. Marcel Sembat j’ai eu l’occasion de le fréquenter à 2 reprises.

    tout d’abord en 69-70 pour la classe de 4eme du collège Renan-Michelet en attendant que le collège E Zola soit achevé. Nous étions alors hébergés dans des baraquements provisoires à l’ouest du bâtiment principal.

    puis retour pour une seconde C (scientifique) en 71-72 cette fois-ci dans le corps principal du bâtiment. C’est l’année épique où Louis Pascaud alors élève en BTS avait démonté par bravade horripilante sirène qui indiquait l’heure de fin des cours (sans doute pour nous préparer au mode de fonctionnement des usines auquel nous préparaient ces lycées techniques). Il s’en était suivi une grande manif spontanée qui nous a conduits aux portes du rectorat pour réclamer la libération de Louis qui avait été placé en garde à vue suite à cet incident…

    Et bien sûr Marcel Sembat c’est aussi son annexe : « Chez Fanfan » où se passaient une bonne partie des heures séchées devant un flipper et un demi de bière !!!

    je pense que ce dernier souvenir est commun avec beaucoup d’autres lycéens de cette époque… jusqu’à ce que Fanfan passe la main en je ne sais quelle année.

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