Liste des dates de l’histoire de Sotteville-lès-Rouen

Cette chronologie est le résultat d’un travail de longue haleine : j’ai commencé à collecter toutes ces dates petit à petit depuis le début de « Sotteville au fil du temps », il y a 5 ans et je considère la liste enfin terminée (même s’il y aura toujours quelques dates à rajouter). Je remercie aussi Daniel Andrieu (co-auteur de nombreux livres sur l’histoire de Sotteville) qui l’a relue et a précisé certains détails.

C’est un document de référence qui n’est pas à prendre comme un article habituel (il est très long et n’est pas fait pour être lu en intégralité) car il est surtout destiné à fournir une réponse à une recherche précise : les moteurs de recherche seront capables d’en sortir des informations souhaitées.
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Vous serez sûrement tentés de lire quand même cette chronologie (car je crois que vous avez un peu de temps en ce moment !), mais le mieux reste plutôt (re)lire le petit résumé de l’histoire de Sotteville, moins détaillé mais bien plus digeste !

Laurent Vanderbeken


911 : Le traité de Saint Clair sur Epte est signé entre Rollon, chef viking et Charles le Simple roi de France. Le diocèse de Rouen est cédé aux vikings après plusieurs dizaines d’années d’invasion et de pillage.
Une famille du nom de Sόti venue de Scandinavie, probablement du Danemark, s’installe en Normandie, notamment sur la rive gauche de la Seine, dont un territoire qui deviendra Sotteville-lès-Rouen, la ville de la famille Sόti. C’est ainsi que trouvons plusieurs Sotteville et Sottevast en Normandie avec la même étymologie.

XIè siècle : La bourgade de Sotteville s’étend le long du chemin du Roi (rue de Paris actuelle, ancienne voie romaine).

1207 : Suite à une charte de Philippe Auguste, création de la propriété des Bruyères Saint Julien, possédée en commun par la ville de Rouen et les paroisses de Sotteville, Grand Quevilly, Petit Quevilly, Petit Couronne et Saint Étienne. Les habitants de la banlieue avaient le droit d’y faire paître leurs animaux sans payer d’impôts. Il en fut ainsi jusqu’à la Révolution.

1266 : Des écrits mentionnent un léproserie dépendant de l’église paroissiale. Localisation inconnue.

XVIè siècle : Masseot Abaquesne installe son atelier de céramique à Sotteville.

1530 (à partir de) : Les « Jeux de Sotteville » avaient lieu place de la Croix (actuelle place Voltaire). La première salle de spectacle était une salle de Jeu de Paume, le « Saint Antoine ». Au moyen âge, c’était les « mystères » (nom donné à des pièces de théâtre à caractère religieux qui duraient plusieurs jours). Puis les salles de spectacle se multiplient à Sotteville et sont réputées dans toutes l’agglomération.

1545 : Première référence à la « Terre des Marettes » qui deviendra « Domaine des Marettes » sommairement délimité par les rues Léon Salva, Garibaldi et l’avenue du 14 juillet. Le château du même nom sera construit au début du XVIIIème siècle par Pierre de Romé de Vernouillet à l’emplacement de l’actuelle place de l’Hôtel de Ville.

1577 : Des écrits mentionnent le passage par la rue Raspail (nom actuel) pour son importance stratégique commerciale.

1597 : Installation du monastère des Capucins rue Hoche (actuelle rue Pierre Corneille, angle rue Fouache). L’église était sous l’invocation de l’Annonciation de la Vierge (1604). Il a ensuite été fermé sous la Révolution puis a accueilli les sœurs d’Ernemont, le presbytère, la mairie… En 1855, il a été transformé en partie en filature de coton « Prévost-Grenier ». Les bombardements de la seconde guerre mondiale puis l’arasement des vestiges ne laisseront aucune trace du couvent.

1600 (30 avril) : Bénédiction de l’ancienne église de Sotteville (dédiée à la Vierge Marie et à Sainte Catherine). Mais deux dates gravées sous la voûte du chœur (1649 et 1658), laissent penser que la construction s’est faite sur plusieurs décennies. Devenue vétuste, elle a été démolie en 1863, même année que la bénédiction de la nouvelle église (Notre-Dame de l’Assomption) construite juste à côté, à l’emplacement de l’ancien presbytère.
À noter qu’avant cette ancienne église, il y eut celle que nous appellerons « l’église primitive » mais dont il n’est resté aucun souvenir.

1613 : Les Capucins sont retournés à Rouen, tout en conservant le couvent de Sotteville comme annexe.

1662 : Ouverture d’une école gratuite pour les plus déshérités par le Père Nicolas Barré (aidé de Marguerite Lestocq et Françoise Duval). Cette initiative est l’une des premières prises en France dans ce domaine.

XVIIIè siècle : Le lait de mai est très apprécié en Normandie, mais c’est surtout la crème de Sotteville qui est très réputée. Son goût particulier provient des prairies d’herbes grasses de bord de Seine où pâturent les vaches (à l’emplacement des actuelles zones SNCF et Industrielle). Elle est très à la mode à Rouen (on en fait des pâtisseries) et on vient de loin pour la goûter. Arrivé aux oreilles du roi Louis XV, celui-ci fit venir à Versailles des vaches et une fermière, mais ce fut un échec car c’était l’air pur et l’humidité des prairies verdoyantes sottevillaises qu’il leur fallait.

1786 : Le cimetière qui était autour de l’ancienne l’église et devenu trop exigu est transféré un peu plus loin. On y accédait par la sente du Buet (actuelle rue Denis Papin), sur une partie du terrain qu’a occupé ensuite les ateliers Buddicom.

1790 : Notre Dame de Sotteville lès Rouen (comme elle s’appelait encore) élit son premier maire, Jean-Baptiste Marc Lefebvre et devient une commune. La municipalité se réunit dans une salle du couvent des Capucins, puis dans la maison de la confrérie de la Charité. Le conseil s’est aussi parfois réunit chez des particuliers ou même dans l’église. La mairie n’a été construite qu’en 1841.

1791 : La nouvelle délimitation de la paroisse de Sotteville fait perdre à la commune quelques terres vers St Etienne du Rouvray, et surtout le quartier d’Emendreville compris entre l’actuelle avenue de Grammont (qu’il serait plus juste de nommer « Grandmont ») et la rue St Sever. Cette loi du 21 février 1791 fait passer le nombre d’habitants de 4000 à 2000 mais la commune reste quand même la plus importante de la périphérie rouennaise.

1792 : Adrien Brunel est élu maire.

1794 : Jean-Baptiste Marc Lefebvre est de nouveau élu maire.

1795 : Noël Piguerre est élu maire.

1808 : Romain Longer est élu maire.

1812 : Jacques Tinel est élu maire (jusqu’en 1816).

1812 : Les terres gagnées sur la forêt et envahies pas une végétation pauvre comme la bruyère (d’où le nom de Bruyères Saint Julien pour désigner cette zone) sont réparties entre les communes de Petit-Couronne, Petit et Grand Quevilly, Saint Etienne du Rouvray et Sotteville-lès-Rouen. Elles étaient indivisibles depuis le moyen-âge. La commune de Sotteville s’agrandit de près de 85 hectares. Percement de l’actuelle avenue du 14 juillet, qui s’appelait à ce moment Boulevard Stanislas Girardin.

1814 : Création d’une Compagnie de Sapeurs Pompiers.

1816 : Joachim Guyot est élu maire (jusqu’en 1819).

1819 : Louis-Jacques Tinel est élu maire (jusqu’en 1826).

1825 : Redémarrage de la tradition théâtrale place Voltaire par le Sieur Gringalet. En 1827 apparaît le vaudeville. M. Houdart a ouvert ensuite un cours d’art dramatique place Voltaire, dont la troupe connu un grand succès dans toute la région. Le théâtre du père Legrain lui succéda, ainsi que le théâtre de marionnettes de M. Bian. Après leur disparition, c’est en 1886 que s’installe l’Eldorado à l’emplacement du Calypso Théâtre.

1825 : Mr Sanson installe place du Carrefour (408 rue de la République, sur le côté de la place de l’ancienne mairie) une filature de coton. En 1859, ses fils Pierre et François ont considérablement développé l’affaire familiale. Cependant, la crise cotonnière du début des années 1860 marquera le début des difficultés : elle fonctionnera tant bien que mal jusqu’en 1881 (date de fermeture définitive). La famille Sanson vend les bâtiments et les terrains de l’ancienne filature aux sœurs de l’ordre de Saint Vincent de Paul en 1888 pour y loger les orphelins et personnes âgées dépendantes de la commune dont elles s’occupent depuis 1850.

1826 : François Brière est élu maire (jusqu’en 1831).

1831 : Louis Vieillot est élu maire (jusqu’en 1835).

1832 : Épidémie de choléra : 15 morts à Sotteville.

1832 : Les îles du Jonquay et Gad, appartenant à Sotteville depuis toujours sont rattachées au territoire de Amfreville-la-Mi-Voie.

1835 : Louis Lemoine est élu maire (jusqu’en 1847).

1841 (9 mai) : Inauguration de la Mairie (achat du terrain en 1836 à un certain Mr Moutier). Auparavant elle avait été installée dans la couvent des Capucins, dans la propriété de M. Valette jusqu’en 1833, puis place du Puits de la Montée (actuelle place de la Liberté).

1843 (avril-mai) : Lors du chantier de remblai de la voie de chemin de fer, découverte de 4 cercueils d’époque romaine (IVème siècle) à Quatre Mares, accompagnés d’objets du quotidiens et de pièces de monnaie à l’effigie des empereurs Constantin et Tétricus qui viennent confirmer la date des inhumations. Les cimetières gallo-romains étaient tous placés au bord des voies romaines. En effet, celle qui passait par Sotteville partait de Rotomagus (Rouen) pour rejoindre Cenabum (Orléans) en passant par Mediolanum (Evreux) et Autricum (Chartres).

1843 : Mise en service de la ligne Paris-Rouen pour les voyageurs (inaugurée le 3 mai). Il faut 3h50 pour faire le trajet. C’est la première grande ligne de chemin de fer mise en service en France.

1843 : Premières courses dans les prairies de Sotteville sous l’égide de la Société d’encouragement. Le banquier Laffitte qui soutient l’opération perd 20000F dans l’affaire.

1844 : Installation de l’éclairage au gaz place de la Liberté.

1845 : Jusqu’à cette date (et depuis la fin du XVIIIème siècle), Sotteville est tournée essentiellement vers de textile. 12 filatures de coton de taille moyenne, mues par des machines à vapeur y sont dénombrées. On peut citer les établissements Morin, Samson, Quesnay, Egasse-Ferey, Moulin et Lemonnier. On y trouve aussi d’autres établissements sans grandes importances (fabriques de colle, de savon, de produits chimiques, d’huile épurée…).
La construction de la ligne ferroviaire Paris-Rouen en 1843 marque un tournant pour l’industrie sottevillaise, entièrement tournée dorénavant vers de chemin de fer. La ville se transforme alors en cité cheminote et sa population triple en 30 ans.

1845 :

Les Ateliers Allcard-Buddicom s’installent en décembre près de la voie ferrée Paris-Rouen (inaugurée en 1843) sur ce qui reste d’une ancienne forge. Ils étaient auparavant situés place des Chartreux à Petit-Quevilly depuis août 1841, provisoirement pour faire face à l’urgence de construction de matériel roulant et de traction.
En 1843 les ateliers sottevillais fonctionnent déjà mais partiellement, en 1846 la totalité des activités de la société est transférée de Petit-Quevilly.
Les ateliers obtiennent rapidement les marchés de Dieppe, Caen, Lyon et Bordeaux, ce qui cause une très forte expansion de l’entreprise (et de la ville aussi !).
En 1860, la société est cédée à la « Compagnie de l’Ouest » et assure maintenant l’entretien et la réparation du matériel seulement, l’industrie française de construction de matériel de traction s’étant considérablement développée.
En 1880, la Ville fait don à la Compagnie de l’Ouest du site de l’ancien cimetière de Sotteville pour agrandissement des Ateliers (travaux en 1884/1885). Celle-ci ne souhaitant plus que la ligne de chemin de fer traverse les Ateliers, décide de construire la gare et des nouvelles voies qui contournent le site de réparation des locos.
Depuis 1853, les ateliers connaissent des agrandissements réguliers, et lorsqu’en 1908, la « Compagnie de l’État » prend la contrôle de la « Compagnie de l’Ouest » il n’y a plus de place pour agrandir : en 1913, la décision de construire plus loin (à « Quatres-Mares ») est prise, mais la première guerre mondiale retarde la projet. Fin 1919 a lieu le transfert de l’entretien les locomotives vers le nouveau site, ainsi que 900 des 2620 cheminots que comptaient Buddicom. 1917 : Électrification de l’établissement.
Entre le 17 août 1942 et le 19 avril 1944, l’établissement subit plusieurs bombardements et devient inutilisable. Des travaux de reconstruction et une ambition de modernisation eurent bien lieu entre 1945 et 1953 mais ce fut un échec par manque de moyens (on a surtout réparé au plus urgent) : la surface des bâtiments a considérablement réduit et les ateliers Buddicum ne comptent plus que 850 agents en 1954. Dans les années 50-60, la réparation des wagons est transférés aux ateliers du « Petit Entretien » accolé au triage. En 1956, la fonderie ferme et malgré de nouvelles petites activités, ce fut le début du déclin. Le 1er janvier 1970, Buddicom est rattaché à Quatre-Mares et en février 1991 toutes les activités ont cessé. Dès novembre 1998, une partie des bâtiments des Etablissements Buddicom, la chaudronnerie de fer, est occupée par l’«  Atelier 231 » en hommage au modèle de locomotive réparé dans ces lieux. Base arrière du festival Viva Cité mais surtout espace de création et de résidence des compagnies de théâtre de rue. L’Atelier 231 sera reconnu par le Ministère de la Culture dès 2005.

1847 (20 mars) : Mise en service du pont de bois construit par les Anglais dans le cadre de la ligne de chemin de fer Paris-Rouen. Il sera incendié en 1848 lors des émeutes anti-anglais, ceux-ci ayant importé leurs technologies ferroviaires, le capitalisme impitoyable, beaucoup de personnel très qualifié, au détriment des ouvriers français qui ont des conditions rudes et misérables.

1847 : Jacques Bertel est élu maire (jusqu’en 1848).

1848 : Quatre maires se succèdent dans l’année : Léon Salva, M. Houdard, M. Darne, M. Duval et Amédée Valle qui le restera jusqu’en 1949.

1848 (24 février) : Proclamation de la Seconde République suite à l’afflux d’ouvriers confrontés à des conditions de vie déplorables et à la révolte de ceux-ci : la crise agricole de 1847 qui fait flamber les prix du pain, doublée d’une crise industrielle qui fait baisser les salaires et augmente le chômage.

1849 : Élection du maire Jacques Duval, puis Antoine Vergne qui le restera jusqu’en 1851

1849 (6 mai) : Ouverture du marché sur la place de la mairie.

1851 : L’industriel Jacques-Victor Bertel est élu maire (jusqu’en 1876, soit 25 ans)

1851 : Transfert de l’asile Saint-Yon de la rue Saint-Julien dans la quartier Saint-Sever à Rouen, à son emplacement actuel, à cheval entre St Etienne et Sotteville. Il s’est déroulé en deux temps : construction d’une « succursale rurale », puis transfert de la totalité de l’asile à Quatre Mares en 1879. Construction de la chapelle en 1879. L’asile était jusqu’en 1920 séparé en deux : les femmes côté St Etienne et les hommes côté Sotteville. L’ensemble est aujourd’hui appelé Centre Hospitalier du Rouvray.

1852 : La municipalité décide de la création d’un asile (ancêtre de la résidence Saint Joseph), dont la direction est confiée aux sœurs St Vincent de Paul. L’orphelinat est ouvert en 1854. En 1962 les activités sont étendues à la pharmacie, visites à domicile, distribution de repas. Le 1er février 1871, les 7 premières personnes âgées entrent dans une petite maison rue Colombel.

1855 : Fondations des tissages Prévost-Grenier sur l’ex-domaine des Capucins, sous le nom de « Société de la filature des Capucins » : Cette usine textile était la seconde dans la cité après Bertel. À cette occasion, une partie des anciens bâtiments ont été abattus, certains transformés en ateliers et d’autres réservés aux sœurs d’Ernemont (puis au presbytère). L’usine a fermé en octobre 1931 puis ré-ouvert en juillet 1937 sous le nom de « Prévost Grenier & Cie ». Son siège est alors transféré à Villers-Ecalles où la société possède une autre filature.
L’usine et la production ont subit de graves dégâts lors de raids aériens des 4, 5 et 6 août 1943, mais c’est celui de la nuit du 18 au 19 avril 1944 qui l’a détruite à 80%. Elle ne sera pas reconstruite (la société conserve son activité sur la seule usine de Villers-Ecalles), et les vestiges seront rasés en 1945 (la cheminée qui était restée debout est abattue en mars 1951).

1855 : Construction rue Victor Hugo de l’usine de tissage par Jacques Victor Bertel en remplacement de son atelier de tissage qui était déjà à Sotteville. Dès lors, toujours à la pointe de l’innovation technique, l’entreprise ne cesse de croître. Son père, Jean-Jacques Joseph Bertel avait créé en 1804 une fabrique de calicot de coton à Thiétreville (près de Valmont), qui s’est développée à Rouen en 1835.
Cette usine a été bombardée pendant la seconde guerre mondiale, reconstruite, puis a fermé définitivement en 1982.

1856 : Le réseau ferré est cédé à la Compagnie des Chemins de Fer de l’Ouest. Le 1er janvier 1909, l’Etat français rachète cette société qui devient le Réseau de l’Ouest-Etat. Enfin, en 1938 les divers réseaux français sont regroupés sous le sigle SNCF.

1859 (5 juin) : Bénédiction du cimetière actuel. Il était auparavant situé sente du Buet (rue Denis Papin). La Ville a cédé ce terrain désaffecté à la Compagnie de l’Ouest en 1880 pour agrandissement des Ateliers Buddicom.

1860 (25 novembre) : Pose de la première pierre de l’église N.D. de l’Assomption.

1860 : Les ateliers Buddicom sont rétrocédés à la Compagnie de l’Ouest.

1861 : Ouverture de l’hippodrome des Bruyères qui s’est d’abord appelé « ancien champ de manœuvres de la cavalerie », puisque ce terrain était militaire depuis 1857. Première course le 23 mai. Il a connu plusieurs aménagements et rénovations (1888, 1972, 1994 entre autres). L’activité hippique a été interrompue pendant les deux guerres mondiales puisque des camps y étaient installés. Au début des années 2000, le désintérêt par la profession pour ce terrain légèrement en pente et désormais en ville se fait sentir. En 2002, un incendie criminel détruit entièrement la grande tribune construite en 1888. Le vieil hippodrome rouennais ferme en 2005 au profit de l’ouverture (au mois d’octobre de la même année) du tout neuf hippodrome de Mauquenchy. Les deux dernières tribunes sont démolies en 2007. Depuis la fermeture, l’idée est de le transformer en parc urbain…

1861 : Construction du château des Bruyères et fondation du domaine par la famille Faucon, banquiers de Rouen. Des remises, écuries et tour d’eau ont été ajoutées en 1882.

1863 : Démolition de l’ancienne église trop vétuste.

1863 (28 et 29 mai) : Fête artistique dans l’église qui allait être consacrée quelques jours plus tard. Cette audition grandiose donnée par la Société Académique de Musique Sacrée est restée célèbre tant le nombre de formations et société venues de Paris était impressionnant. Sotteville s’est même offert le luxe d’avoir Camille Saint-Saëns à l’orgue !

1863 (2 juin) : Inauguration de l’église Notre Dame de l’Assomption, de style ogival primitif.

1865 : Installation d’une horloge sur le clocher de l’église.

1866 : Construction du presbytère juste derrière l’église N.D. de l’Assomption, à l’emplacement de l’ancienne église.

1868 (décembre) : Début de la grande grève des tisserands de l’usine Bertel contre la misère et les salaires bas. Elle eut un grand retentissement dans toute la France et même à l’étranger. Des milliers d’ouvriers de l’agglomération de Rouen commencèrent à se grouper en société de secours mutuel.

1870 : 519 ha. de terres sont exploités et le patrimoine agricole riche de 250 vaches, 150 moutons et 400 chevaux. On cultive dans les terres labourables du seigle, du froment, de l’orge de l’avoine,du colza, des pommes de terre et des légumes. Les parcelles de terre ne sont pas exploitées par les propriétaires mais louées à des fermiers. Le lait est la principale ressource des cultivateurs.
Mais l’essor de l’industrie eut comme contre-coup un déclin rapide du monde agricole et paysan.

1871 (à partir de) : À Sotteville, l’avénement de la Troisième République va favoriser le développement d’une certaine vie sociale malgré la misère ambiante. La présence d’ingénieurs, de cadres, d’ouvriers qualifiés britanniques chez les cheminots influence la mise en place d’idées réformistes. L’expérience des « trade unions » mêlée au socialisme utopique de Robert Owen permet de développement rapide d’une vie culturelle, sportive, solidaire dans la ville : La Société Populaire d’Études Diverses (SPED), l’Étoile Espérantiste « Espéranta Stelo » (Espéranto), sociétés musicales, bibliothèque populaire (1878, rue Garibaldi, qui devient municipale en 1889), sociétés sportives (la plus connue étant « La Sottevillaise », créée en 1884).

1876 : Jean-Baptiste Dumont est élu maire (jusqu’en 1878).

1877 (29 décembre) : Mise en service du tramway, d’abord par traction animale et à vapeur, puis électrifié. Les premières rames électriques y circulèrent à partir de 22 janvier 1896 sur 70 kms de voie.

1878 : Sébastien Planes est élu maire (jusqu’en 1879).

1878 : Afin de renforcer la production de gaz pour l’éclairage assurée depuis 1840 de l’usine de l’île Lacroix à Rouen, une autre usine est construite à Sotteville au 491 rue de Paris. Elle dessert également les ville de St Etienne du Rouvray et Oissel. Elle a été détruite lors des bombardements de la nuit du 18 au 19 avril 1944.

1879 : Élection du maire Pierre Cretot, puis de Yves-Hyacinthe Ménagé qui le restera jusqu’en 1886

1879 : La compagnie des Chemins de fer de l’Ouest consent enfin à construire une gare à Sotteville.

1879 : Création le 1er septembre de l’Association Populaire d’Etudes Diverses par cinq passionnés d’environnement et de sciences de la nature. Le 2 juillet 1882, changement de statut et de nom pour Société Populaire d’Etudes Diverses. En 1886, Louis Lucas crée une bibliothèque et un musée qui sera inauguré le 10 juin 1889.

1880 : Dans le cadre des lois laïques, la place de la Croix devient la place Voltaire, la rue Saint Antoine devient rue Colombel, la rue Saint Philippe devient rue Lafontaine (absorbée aujourd’hui par la Zone Verte) et la rue Saint Laurent devient rue Pouchet (également absorbée par le Zone Verte).

1881 : Ouverture de l’Ecole Raspail. Première école communale.

1881 : Le conseil municipal fait inscrire la devise républicaine Liberté Égalité Fraternité sur la façade de l’église N.D. de l’Assomption.

1882 : Plan d’alignement des rues.

1882 : Décès de Giuseppe Garibaldi. La rue des Marettes prend le nom de ce général républicain italien.

1883 : Construction du dépôt des locomotives dans les prairies sottevillaises. Gravement touché durant les bombardements d’avril 1944, le dépôt est entièrement reconstruit en 1948.

1883 : Création de la Caisse des Ecoles en décembre 1883.

1884 : Création de la société de gymnastique « La Sottevillaise ».
La fanfare du même nom a été créée en même temps. On la retrouvait sur toutes les manifestations sportives, fêtes et cérémonies mais elle a cessé ses activités en 1959.

1886 : Sébastien Planes est de nouveau élu maire (jusqu’en 1887)

1886 : Début de la gare de triage. Modernisation en 1911, 1928, après-guerre, puis 1966.

1886 : Construction d’un nouveau pont « aux Anglais » en fonte. Son prédécesseur, le pont en bois construit par les anglais en 1845 avait été saccagé et en partie incendié au cri de « A bas les anglais », « A bas le chemin de fer », réaction au progrès technique. Mais des fissures apparurent vite, on lui substitua en 1896 un nouveau viaduc, métallique celui-ci, de type « Cantilleur ».

1886 (mai) : Inauguration de la salle de spectacle en bois qui prendra la nom de « Eldorado » en 1890 place Voltaire. Il sera acheté par la Ville en 1901. Georges Néel (revuiste connu et apprécié) et le Cercle Lyrique sottevillais y donnait des revues. Il y avais aussi des bals, des concerts, des meetings politiques (Jean Jaurès, Léon Blum, Aristide Briand qui y a d’ailleurs fait ses débuts…), rassemblements de grévistes, soupe populaire…. Déjà endommagé par les bombardements de la seconde guerre mondiale, il s’écroule sur lui-même lors de celui du 19 avril 1944.
Sotteville a aussi connu d’autres théâtres autour de la place Voltaire (ancienne place de la Croix) : le théâtre de la place de la Croix (1824), le théâtre des Nouveautés (1836) puis Salon de Flore, le théâtre de Pantagoniens (vers 1869) et le père Legrain (vers 1883) à l’entrée de la rue Corneille.

1887 : Eugène Flamant est élu maire (jusqu’en 1890).

1887 : Le Docteur Ludwik Zamenhof publie le projet de langue internationale : l’Esperanto.. Sotteville y croit et promeut son développement avec le groupe « Espéranta Stelo » (l’Etoile Espérantiste) ». Une rue porte d’ailleurs le nom de Zamenhof.

1888 (14 juillet) : Inauguration du buste de la République installé sur la place de la mairie (l’ancienne !).

1889 (9 mars) : Fondation de la bibliothèque communale de Sotteville (inaugurée le 20 avril 1890). Elle est installée dans la grande salle de la mairie. Elle a pour origine celle créée rue Garibaldi en 1878 par des militants du Cercle républicain d’instruction et d’éducation populaire de Sotteville-lès-Rouen.

1889 (16 juillet) : Ouverture de l’établissement de charité des sœurs St Vincent de Paul dans l’ancienne filature Sanson pour les orphelins et vieillards. Il a été fortement endommagé lors du bombardement du 19 avril 1944. Restauré, il reprend du service jusqu’au début des années 1950 en attendant la livraison de la maison de retraite « Résidence Saint Joseph » gérée par les sœurs. Une fois celle-ci inaugurée, la vieille filature a pu être démolie pour laisser la place à la construction de l’immeuble Gascogne.

1890 : Alphonse Leboulanger est élu maire (jusqu’en 1892).

1890 (14 novembre) : Création de la société coopérative « La Solidarité Sottevillaise » par le pharmacien Louis Lucas, porté par un idéal socialiste. Elle est à l’origine des Coopérateurs de Normandie (Les COOP).

1892 : Victor Meny est élu maire (jusqu’en 1896).

1895 : La « Solidarité Sottevillaise » installe son siège social et ses magasins au 169 et 171 rue de la République.

1896 (10 mai) : Emile Carlier est élu maire (premier maire socialiste de Seine-Inférieure). 1er adjoint : Louis Lucas (fondateur de la Solidarité Sottevillaise). 2ème adjoint : Ernest Gahineau. Il a été condamné le 6 juin 1897 pour coups et blessures, suspendu de ses fonctions en septembre et révoqué le 20 novembre. C’est Ernest Gahineau qui l’a remplacé (élu maire le 8 janvier 1898.

1896 : Construction du dépôt des tramways rue de Trianon et électrification du réseau. Agrandissement du dépôt par la construction d’autres ateliers en 1922 à l’emplacement de l’ancien « Cheval Noir » (bar-restaurant). Fermeture en 1953 lors de la fin de fonctionnement des tramways à Rouen (circulation de la dernière rame le 28 février).

Vers 1897 : Démontage d’une maison située au N°1 rue du Fardeau à Rouen pour la construction des Nouvelles Galeries d’avant-guerre. La façade sera remontée sur une maison de la rue Laboureur à Sotteville.

1898 : Ernest Gahineau est élu maire (jusqu’en 1912). Sotteville devient la deuxième ville socialiste de France après Commentry en 1882 (suite au développement des idées progressistes).

1898 : Fondation de l’Auto-Cycle Sottevillais (ACS), de renommée internationale et d’où plusieurs champions sont sortis. Le plus célèbre de ses entraîneurs, André Boucher, a poussé Jacques Anquetil en haut du podium.

1899 : Rejet d’un premier projet d’installation du téléphone sous prétexte que le nombre de personnes qui pouvaient en faire usage était très restreint.
En 1937, la ville ne compte encore que 300 abonnés.

1901 : Ouverture de l’école Renan dans laquelle on transfère les garçons de Franklin. Cette dernière devient une école de filles.

1901 : Devenu adjoint au maire, et dans la lignée de la « Solidarité sottevillaise », le pharmacien Louis Lucas ouvre au 263 rue de Paris le restaurant coopératif « La Famille Laborieuse ».

1902 (18 mai) : Inauguration de l’école Renan. Installation du musée d’histoire naturelle de la SPED dans l’aile de la rue Marion. Celui-ci ouvre au public en 1907. L’aile de l’école est bombardée le 19 avril 1944.

1905 : Suite à la loi de séparation de l’Église et de l’État, la commune récupère le presbytère situé à l’arrière de l’église Notre-Dame de l’Assomption et y installe la bibliothèque communale. Trop exposée aux bombardements de la seconde guerre mondiale, elle est délocalisée provisoirement dans des baraquements dans la cour de l’Hospice du 5 octobre 1943 à la Libération.
Le 14 décembre 1970, la bibliothèque emménage dans la tout nouvel Hôtel de Ville

1907 : L’éclairage public arrive à Sotteville, 19 ans après Rouen.

1910 : La grande crue de la Seine a inondé toutes les prairies de Sotteville ainsi que la gare de triage.

Vers 1910 : Le château des Bruyères est acheté par le docteur Prosper Cornet et devient en 1911 un établissement psychiatrique. Pendant la seconde guerre mondiale, il devient le siège des services de police allemands.

1911 (15 septembre) : Création de l’association « Orphelinat des jeunes filles de Sotteville-lès-Rouen » au 408 rue de la République. Cette dénomination sera complétée le 9 octobre 1919 par « et hospice Saint-Joseph » régularisant l’accueil des personnes âgées.

1912 : Eugène Tilloy est élu maire. En juin 1940, il est révoqué de ses fonctions par les allemands. C’est le maire de Rouen Maurice Poissant qui devient maire de toutes les villes autour de Rouen. Il continue cependant de suivre les affaires de la commune jusqu’en 1944, soit 32 ans à la tête de la commune.

1912 : Inauguration de l’Hospice Civil le 6 avril 1912. Il a été construit en 1911 par l’architecte Armand Lequeux sur une parcelle du parc des Marettes, appartenant auparavant à Mr Petit dans le but d’accueillir et d’héberger des personnes âgées et démunies. Il fonctionne avec une capacité de 100 lits.

1912 : Déménagement à Sotteville au 5 et 7 rue du Madrillet de l’entreprise de Charles Lang (fabricant de tissus à Rouen depuis la fin du XIXème siècle), prenant le nom d’Établissements du Madrillet puis celui de Charles Lang-Verte et Fils associant ses deux enfants Germain et Alfred. Après l’extermination de ceux-ci pendant la seconde guerre mondiale (puisque de confession israélite) et de multiples reprises et malgré ses 150 employés, les effectifs commencent à diminuer au début des années 80 et l’usine ferme en 1988.

1913 (août) : Début du chantier des ateliers Quatre-Mares en bordure de la voie Paris-Rouen. En effet, la prise en charge des locomotives plus grandes qu’au siècle précédent et l’augmentation des réparations nécessitent le soulagement des ateliers Buddicom. Pour plus d’efficacité, c’est un grand bâtiment unique. En 1917 débute l’assemblage et réparation des premières locomotives par les anglais (ce sont eux qui ont terminé les travaux). Fin 1919 : Les anglais partis, l’outillage et le personnel de la section locomotive de Buddicom arrive et démarre, la mission étant la réparation des locomotives de la région Ouest, puis de la France entière à partir de 1941.
Quatre-Mares est plus épargné par les bombardements de la seconde guerre mondiale, mais les dégâts ralentissement l’économie. En ajoutant le départ des agents et l’intensification des raids aériens, la SNCF a dispersé le personnel dans ateliers moins exposés.
À la Libération, les ateliers Quatre-Mare ne sont plus en état de fonctionner. La reconstruction complète et la modernisation des bâtiments de production dure jusqu’en juillet 1947 (première locomotive réparée en 1945), mais ce n’est qu’une fois les autres ateliers et locaux administratifs terminés en 1950 que rythme de travail normal est revenu.
1958 marque l’abandon de la vapeur au profit du diesel et de l’électrique, 1960 la reconversion mais jusqu’en 1968 la vapeur et le diesel cohabitent.
En 1992, Quatre-Mare devient l’atelier directeur de toutes les séries de locomotives diesel de grande puissance de France. Ses autres activités sont la réparation des grosses pièces mécaniques (essieux, bogies) et des locomotives de manœuvres, déconstruction du matériel de traction, atelier polyester (nez de TGV). Le Technicentre Rouen Quatre-Mare constitue l’un des principaux établissements industriels de maintenance du matériel de la SNCF.

1913 : Inauguration de l’abattoir public rue Victor Hugo.

1914 : Le halage de bord de Seine a complètement disparu à Sotteville. Les deux tiers des bateaux sont remorqués et un tiers ont leurs propres propulseurs.

1914 : L’hippodrome des Bruyères est réquisitionné dès août (alors que le calendrier des courses est fixé) par l’armée britannique pour l’installation d’un camp médical pour ses soldats. Aux simples tentes des débuts succèdent des baraquements plus durables. A l’été 1917, suite à l’entrée en guerre des Etats-Unis, le camp hospitalier des Bruyères accueille le personnel et l’équipement médical américain n°21. A la fin de la guerre en 1918, les baraquements sont démontés et vendus au Génie Francais pour héberger les sinistrés. Les activités hippiques reprennent en octobre 1920 après remise en état des pistes aux frais des autorités britanniques.

Pendant la guerre 14/18 : Ouverture du cinéma « Etoile Belge ». Cette salle connut une brève carrière car on perd rapidement sa trace après l’Armistice.

1915 : Construction de l’école Jean Jaurès. Destruction partielle pendant la seconde guerre mondiale. Reconstruction de l’aile Est.

1916 (8 octobre) : Pose de la première pierre de l’église N.D. de Lourdes par Mgr Dubois, Archevêque de Rouen. L’Abbé Lemaire avait récolté les fonds nécessaires à sa construction auprès des futurs paroissiens.

Vers 1916 : Création du « Pathé-Cinéma » rue Boieldieu. Situé en centre-ville, près de l’ancienne mairie, ce fut sans doute le premier cinéma de la commune. Il a fermé peu de temps avant la seconde guerre mondiale.

1918 (19 septembre) : Inauguration de la crypte de Notre Dame de Lourdes. Elle est consacrée à la mémoire des soldats morts au champ d’honneur. 218 d’entre eux sont représentés en médaillons dans les vitraux. Cette crypte servit de chapelle provisoire jusqu’à la construction de l’église supérieure en 1926. Sa longueur fut réduite à ce moment là pour y installer des salles dans la partie libérée. De 2005 à 2008, des travaux de rénovation de la crypte et de sauvegarde des vitraux ont été réalisés.

1919 : Fondation du cinéma « Majestic Sottevillais » au 149 rue Garibaldi. Il fut un temps rival du « Voltaire ». Il est détruit par les bombes d’avril 1944 et jamais reconstruit.

1920 : Aménagement de l’église provisoire St Vincent de Paul dans un bâtiment de bois provenant d’un camp anglais de la guerre 14/18. Bénédiction le 21 mars. Le 22 février 1929, des paroissiens ont roulé cette chapelle sur des rails 50 mètres plus loin pour laisser place à la construction de la nouvelle église.

1921 (30 novembre à 6h00) : Incendie du dépôt des tramways. Destruction presque intégrale. 70 machines calcinées (50% du parc).

1922 (9 juillet) : Inauguration du Stade Jean Adret. Il a été construit sur des terrains appartenant auparavant à l’hôpital psychiatrique.

1922 : Fondation de l’Union des Nageurs de Sotteville. Un vieux bateau non loin du pont aux Anglais sur le Seine est d’abord aménagé. Lors des périodes de chaleur, nombreux baigneurs n’hésitaient pas auparavant à plonger dans l’étang Delpèche, à Quatre-Mares, et en bord de Seine le long du chemin du halage.
La piscine à ciel ouvert a été construite au stade en 1937.

1924 : Ouverture de l’Ecole Pratique d’Industrie Marcel Sembat le 1er octobre.

1926 (10 octobre) : Bénédiction de l’église supérieure de Notre Dame de Lourdes à laquelle il manquait encore son clocher. Il fut construit ensuite et béni (ainsi que les 3 cloches) le 6 octobre 1929.

1926 : Création du cinéma Voltaire. Importants travaux en 1932. Anéanti lors du bombardement du 4 septembre 1943.

1926 : La Solidarité Sottevillaise possède une dizaine de succursales à Sotteville, une quinzaine à Rouen, et bien plus dans toute la Normandie.

1927 (20 février) : Le Solidarité Sottevillaise achete des bâtiments sur Rouen et devient l’Union des Coopérateurs de Normandie (COOP). La Mutualité de Seine-Maritime et la Matmut sont aussi des enfants de la Solidarité Sottevillaise.

1927 (9 octobre) : Bénédiction de la grotte (réplique de celle de Massabielle à Lourdes) et de la statue de la Vierge à l’église Notre-Dame de Lourdes. La construction de la grotte a obstrué deux vitraux de la crypte puisqu’elle y est adossée.

1927 : Suppression de l’octroi

1929 (17 mars) : Pose de la première pierre de l’église Saint Vincent de Paul.

1929 (6 octobre) : Bénédiction du clocher de l’église N.D. de Lourdes, en même temps que les 3 cloches.

1929 : Le cinéma Jean-Jaurès s’installe boulevard du 14 juillet.

Vers 1929/1930 : Ouverture du cinéma « La Renaissance » au 323 rue de la République (ancienne Maison du Peuple). Il avait bonne réputation et sa nombreuse clientèle fréquentait aussi le « Bar de la Renaissance » et le « Café de la Renaissance » à ses abords. Le 19 avril 1944, il disparaît sous les bombes et ne sera pas reconstruit.

1930 : Construction du magasin du dépôt des tramways, qui sera reconverti en FRAC en 1998.

1930 (13 juillet) : Inauguration de l’Eglise Saint Vincent de Paul, construite d’après les plans de l’architecte Raoul Lagnel. Construction ensuite du clocher qui fut béni (ainsi que ses 4 cloches) le 30 mai 1935.

1931 : Construction de deux grues hydrauliques au dépôt ferroviaire pour l’alimentation en eau des locomotives à vapeur. Elles ont été utilisées jusqu’en 1968, date à laquelle les dernières locomotives à vapeur achevaient leur service en France. Depuis elles sont ponctuellement utilisées pour alimenter la locomotive Pacific 231 (classée au titre des Objets mobiliers en 1984) basée au dépôt de Sotteville. Elles sont classées Monuments Historiques le 3 juillet 1996.

Vers 1930/1931 : Construction de la piste cycliste en ciment du stade à la suite de l’effacement du vélodrome des Barrières du Havre. Elle ne fut pas reconstruite dans les nouvelles installations inaugurées en 1949.

1932 : La Solidarité Sottevillaise devient la Société Coopérative des Coopérateurs (COOP).

1932 : Ouverture du cinéma le Trianon. La première projection eut lieu le jeudi 14 novembre 1932. A cette occasion, tous les enfants des écoles sottevillaises furent invités gratuitement. C’est le 6ème cinéma de Sotteville. Il s’est rapidement imposé, d’autant que la plupart ont été détruits par les bombes.

1932 : Construction de l’immeuble Trianon, Rond-point du Jardin des Plantes (actuelle place des Martyrs de la Résistance) sur la friche de l’ancien cimetière St Sever. C’était des HBM (Habitations à Bon Marché).

1934 : Construction de l’  « immeuble Ruquier » (par Louis Ruquier) sur l’avenue du 14 juillet, à l’angle des rues L. Ruquier et F. Buisson.

1935 (30 mai) : Baptême des cloches de l’église St Vincent de Paul

1937 : Transfert de la Poste de son local exigu vers l’ancien magasin de la Solidarité Sottevillaise, toujours rue de la République.

1937 : Inauguration par Léo Lagrange (Ministre des sports) de la piscine à ciel ouvert du stade sottevillais. Construction décidée en 1934.

1939 : La population sottevillaise est passée en un siècle de 4000 à 27000 habitants.

1939 : Comme en 1914, l’hippodrome des Bruyères est de nouveau occupé dès l’automne par le corps expéditionnaire britannique : un camp de baraques en tôles demi-cylindrique est installé. Le camp est récupéré par les allemands en 1940 pour y détenir leurs prisonniers de guerre. Ce camp est transféré à Compiègne à la fin de l’hiver 1943. Après la libération en août 1944, l’armée américaine utilise le camp du champ de courses des Bruyères pour héberger une partie de ses troupes. Après leur départ l’année suivante, les baraquements sont démontés et l’hippodrome est rendu aux activités hippiques en 1946, mais d’importants travaux de remises en état et de modernisation sont nécessaires et ce n’est que le 18 mai 1947 que les courses reprennent.

1940 (8 juin) : Les allemands arrivent à Sotteville. Seulement 1200 sottevillais sur 28657 restent à Sotteville, désormais ville morte. La destruction des ponts entraîne l’isolement de la rive gauche. Sotteville manque de tout. Le 13 juin marque le début de l’occupation allemande de Sotteville.

1940 (rentrée) : Les sottevillais reviennent petit-à-petit, les écoles rouvrent.

1940 (16 novembre) : M. Eugène Tilloy est rétabli dans ses fonction (M. Bertin avait été désigné mairie provisoire sous la menace des allemands pour réorganiser la vie et assurer la répartition des vivres).

1942 : Les 7 sociétés sportives de Sotteville fusionnent pour devenir le Stade Sottevillais, rebaptisé Stade Sottevillais Cheminot Club en 1946.

1942 (17 août) : Premier bombardement allié (US). Le Major Paul Tibbets y participe, il pilota aussi trois ans plus tard son « Enola Gay » au dessus d’Hiroshima pour larguer la première bombe atomique de l’Histoire le 6 août 1945 . Les installations ferroviaires était passées sous contrôle allemand en juin 1940.

1942 : Fermeture des écoles Franklin et Raspail, la menace des bombes grandissant.

1943 (15, 16 et 17 janvier) : Les familles sottevillaises de confessions juive sont déportées, à l’instar des familles Kayavéro et Mizrahi durant la grande rafle de la Seine Inférieure.

1943 : Dés mars 1943 la toiture de l’église St Vincent de Paul est endommagée et les vitraux soufflés mais c’est le 19 avril 1944 que les dégâts furent aggravés (presbytère et salles anéantis, vitres provisoires de l’église cassées, toiture très endommagée, murs fissurés…). L’église à été ré-ouverte le 22 avril 1945.

1943 (12 mars) : Les bombes tombent trop près de l’école Jean Jaurès, son évacuation est décidée. Le 1er avril l’école est fermée. Le 27 septembre elle est bombardée.

1943 (28 mars) : Les bombardements devenant trop fréquents, les écoles Michelet et Renan sont évacuées. Lors du trop célèbre bombardement du 19 avril 1944, l’aile de la rue Marion de l’école Ernest Renan est béante. Du 2 novembre 1945 au 3 janvier 1946, les élèves reviennent petit à petit dans l’école Renan, mutilée, avec des bâtiments provisoires à l’emplacement de l’aile détruite. A la rentrée 1962, le nouveau groupe scolaire Renan/Michelet ouvre. L’école Renan est reconvertie en école de Musique.

1943 (5 octobre) : Transfert officiel des bureaux de la mairie à l’Hospice Civil (mairie provisoire), suite à l’intensification des bombardements. Sa mutilation commencera effectivement quelques semaines plus tard, puis anéantissement complet le 19 avril 1944.

1943 (8 novembre) : Le jeune sottevillais Marcel Lechevallier, vingt ans, membre
du maquis de Barneville est fusillé au Madrillet avec cinq compagnons d’infortune.
Il rejoint la liste déjà longue des résistants sottevillais, la plupart cheminots, fusillés par les nazis, notamment, Robert Cloarec, René et Louis Canton, Marcel Pautremat, René Bechepay, André Pican.

1944 (nuit du 18 au 19 avril, de 0h14 à 0h58) : Le plus intense, destructeur et meurtrier de tous les bombardements de la seconde guerre mondiale. Le centre ville est rayé de la carte, la mairie entièrement démolie et l’église N.D. de l’Assomption a perdu son clocher.
Plus de 3800 bombes sont tombées cette nuit là sur Sotteville .
Pour l’occupant allemand, la gare de triage (l’une des plus grande d’Europe à cette époque), ainsi que les ateliers d’entretien et de construction de matériel ferroviaire de Sotteville était stratégique. Afin de préparer le débarquement de Normandie (et retarder les renforts allemands), l’objectif des alliés était donc de détruire cet important noeud ferroviaire.
Peu après minuit, les ronflements des 273 bombardiers de L’aviation anglo-américaine venus d’Angleterre ont commencé à se faire entendre, mais c’est seulement à 0 h 16, que l’alerte a été donnée. La population, surprise dans son sommeil, n’a pas le temps de sortir ni de s’abriter.
Dans un premier temps, des fusées éclairantes ont été larguées pour marquer les zones à bombarder, mais le vent et l’imprécision des pilotes en a dispersées sur la ville (surtout au Nord).
Les deux objectifs ont ensuite été bombardés : l’objectif Sud à partir de 0h20 (partie de la gare de triage située entre la gare voyageurs et les ateliers de Quatre Mares), puis l’objectif Nord à partir de 0h40 (dépôt des locomotives).
Les pilotes ont arrosé large et sans précision. Ils ont largué 6000 bombes sur Rouen, Bonsecours, Amfreville-la-Mivoie, Saint‑Etienne du Rouvray, Petit Quevilly, Grand Quevilly et Bois‑Guillaume.
Sotteville-lès-Rouen est la ville la plus touchée. La gare de triage n’a pas subi autant qu’elle aurait dû en tant que cible (338 bombes seulement !), et ce sont les quartiers du « vieux Sotteville » aux abords de celle-ci qui ont été les plus atteints. Il faut dire qu’une bombe était considérée comme dans la cible si elle tombait à moins de 500m de part et d’autre (soit une envergure de 1000m), mais la gare de triage ne faisait que 300m de large !
Le bilan du bombardement du 19 avril 1944 a été évalué par la commune de Sotteville-lès-Rouen à 561 morts, 14 disparus, 226 blessés graves, 1575 sinistrés et une centaine de blessés légers, mais le nombre de victimes a dû être plus élevé, car deux ans après on retrouverait encore des cadavres dans les décombres…

1944 (24 avril) : Les victimes du bombardement du 19 avril des 3 paroisses ont été rassemblées dans la cour de l’église N.D. de Lourdes (seule église encore intacte). La cérémonie a lieu devant la grotte. On dénombrait : 493 victimes identifiées, 21 inconnus et 24 disparus.

1944 (31 août) : Libération de Sotteville, vingt-quatre heures après la rive droite de la Seine.

Du 4 septembre 1939 au 30 août 1944 : 38 bombardements de l’aviation allemande puis alliée , de plus ou moins grande envergure qui visaient les installations ferroviaires . Derrière Le Havre et Rouen, Sotteville-lès-Rouen est la 3ème ville de Seine-Inférieure la plus sinistrée.
A la fin de la guerre, on comptabilisait à Sotteville :
– 722 morts sous les bombes parmi la population (121 n’avaient pas 18 ans), dont 561 dans la terrible nuit du 19 avril 1944.
– 395 blessés graves et beaucoup de blessés légers.
– 47 civils fusillés ou morts en déportation.
– 18000 sinistrés dont 3200 totalement
– 8000 maisons détruites. La ville est sinistrée à 67% (un tiers des habitations détruites et un autre tiers endommagées)
– Sur 550 prisonniers déclarés en septembre 44 : seulement 276 rapatriés.
– Sur 49 déportés : 10 de retour.

1944 (Libération) : Philippe Lanoux est élu maire (jusqu’en 1947)

1944 (Novembre) : Raoul Dautry, ministre de la Reconstruction, nomme l’architecte Marcel Lods pour reconstruire Sotteville, avec son complice Marc Alexandre.

1944 (29 décembre) : Signature d’une convention entre la ville et le Stade Sottevillais Cheminot Club, par laquelle ce dernier devient municipal. La ville s’engageait en retour à moderniser les installations du stade.

1945 (3 juillet) : Signature du contrat de Marcel Lods, architecte-urbaniste, avec le Ministère de la Reconstruction. Mais le travail avait déjà été mis en train, Lods ayant commencé ses visites sur place est ses études. En novembre 1944, il rencontrait le maire Philippe Lanoux. Ses travaux s’inspirent de Le Corbusier en application de la « Chartes d’Athènes ». Cette charte conçue en 1933 prône entre autres la sectorisation : « travailler, habiter, circuler, se récréer ».

1946 : Début de la construction de la Zone Verte (Immeubles Garibaldi). Suite à un démarrage difficile, elle reprend en réalité qu’en 1949 avec la construction de l’Anjou.

1946 (15 avril) : Ouverture de la mairie provisoire, construite en briques de récupération dans la cour de l’Hospice civil.

1946 : Construction de 65 logements de part et d’autre de la rue du Colonel Fabien.

1946 : Début de la reconstruction des établissements Bertel (première pierre le 9 juin). Ils avaient été partiellement bombardés deux fois en 1943 puis totalement le 19 avril 1944 (46 bombes !). Entre temps, les ateliers avaient été en partie transférés à Cardonville près de Montville afin de sauver une partie des machines et de l’activité. En 1948, la filature est reconstruite mais il faut attendre 1953 pour que ce soit le tour des ateliers de tissage, teinturerie et finitions. Deux ans plus tard, la fermeture de Cardonville marque le redémarrage complet de l’usine de Sotteville.

1947 : Roland Tafforeau est élu maire. Après une petite pause de quelques mois suite à son départ de Parti Communiste (remplacé par Lucien Bonnafé), il est réélu jusqu’en 1983. Il aura donc été maire pendant 35 ans et géré la reconstruction d’après guerre pendant toute cette période, d’où son surnom de « Maire de la Reconstruction ».

1948 (5 novembre) : Réouverture du cinéma Voltaire après reconstruction. Il avait été bombardé le 4 septembre 1943

1948-1954 : Construction de la place de Verdun à l’aide de matériaux récupérés des constructions bombardées. Elle offre une ambiance provinciale, calme et tranquille, dans un quartier où le logement collectif est dominant. Naissance également des rues Châteaubriant, Stalingrad et Danielle Casanova.

1948 : Constitution de la Coopérative de Reconstruction de Sotteville pour l’édification de l’ensemble appelé « Toit Familial » en pavillons simples ou jumelés ou en bloc de plusieurs logements.

1949 (septembre) – 1950 (juin) : Construction de l’Anjou, premier immeuble de la Zone Verte

1949 : Début de la reconstruction du stade, avec la salle omnisport, la piste de 400m et les terrains de foot. La construction de la tribune (architecte : Daniel Yvelin) a commencé en 1952 pour se terminer qu’en 1971 suite à de nombreux déboires. De constructions provisoires en nouveaux financements, la reconstruction s’est finalement terminée en 1980.

1950 (3 avril) : Ouverture du Centre Municipal de Santé (architecte Edmond Grunenwald).

1950 : Visite à Sotteville du ministre de la Reconstruction Eugène Claudius-Petit, accompagné du préfet Mairey et du nouveau maire de Sotteville : Roland Tafforeau.

1950 : Construction de l’immeuble Bourgogne

1950 : L’état achète le château des Bruyères et son domaine. En novembre, le château est un internat pour les jeunes filles du lycées Jeanne d’Arc de Rouen. En 1954 commence la construction de l’externat et le lycée de jeunes filles des Bruyères entre en activité en 1957. Construction en 1962 du gymnase, en 1963 d’un internat, à partir de 1964 d’équipements sportifs, et en 1975 d’une serre.

1950-1951 : Construction à Rouen de l’ensemble d’immeubles en briques rouges rue de Sotteville (place Voltaire) sur l’emplacement des anciens abattoirs, déplacés vers 1930 (puis démolis) à l’emplacement de l’actuelle clinique Mathilde.

1951 : Construction de la place Calmette

1952 : Construction du quartier Buisson

1952  : Le docteur Lucien Bonnafé (psychiatre) remplace Roland Tafforeau au poste de maire jusqu’en 1953. Il est le père de la politique de secteur en psychiatrie qui consiste à prendre en charge le malade près de son domicile.

1952 (5 juin) : Pose de la première pierre du nouvel Hospice Saint Joseph, reconstruit rue de Paris. En 1956, le nouvel Hospice reçoit 200 pensionnaires, mais l’orphelinat n’est pas ré-ouvert. La chapelle St Joseph est achevée en avril 1957.

1952 : Début de la création du lotissement Saint Yon.

1952 (octobre) : Début des travaux de reconstruction de l’église Notre Dame de l’Assomption.

1952 : Début du chantier du 3ème immeuble de la Zone Verte : le Champagne (terminé en mai 1954).

1952 (à Pâques) : Inauguration de la nouvelle aile de l’école Jean Jaurès.

1953 (janvier) : Début de la construction de l’immeuble « Flandres ». Il sera terminé en juin 1956.

1953 : Le chantier municipal 264, rue de Paris est terminé le 30 novembre (architecte Roger Vauquelin).

1953 (28 février) : La dernière rame de tramway est retirée de la circulation en raison des dégâts matériels sur le réseau dus aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale et laisse place aux trolleybus et aux autobus.

1954 : Consécration de la chapelle Saint Joseph par Mgr MARTIN, archevêque de Rouen. Désacralisée en 2015, elle devient simple salle d’activités laïques. L’autel est transféré dans la grotte de N.D. de Lourdes.

1954 : Achèvement des travaux de L’immeuble Bourgogne.

1954 : Inauguration de la Place de Verdun (et de l’ensemble dit « Cité Marcel Lechevallier ») par René Coty, président de la République, probablement parce que l’état a financé entièrement cette opération.

1955 : Construction du château d’eau rue Léon Salva et démolition des 3 anciens type « champignon »

1956 : Construction de l’usine Coignet sur le future zone industrielle (construction de logements préfabriqués en béton aggloméré). L’entreprise possède déjà deux usines à Évreux et à Lille pour faire face à l’immense besoin de reconstruction du pays au lendemain de la la seconde guerre mondiale. Une fois cette période passée, l’entreprise se tourne vers la construction de bâtiments industriels, scolaires, hospitaliers, administratif et commerciaux. La production d’éléments en béton s’arrête en août 1988, l’usine ferme et est démolie dans les mois qui suivent.

1956 : Construction de l’école libre Bayard, rue Sergent Major Tiremberg. Celle-ci était située avant-guerre rue Victor Hugo, puis a été relogée provisoirement au château des Marettes.

1957 : Reconstruction de l’école Franklin-Raspail en haut de la rue Raspail et inauguration, les anciennes (situées en bas de la rue Raspail) ayant été bombardées.

1957 : Construction par la Société Anonyme des Retraités de la SNCF du Toit Familial, des immeubles collectifs, soit 148 logements rue Claudine Guérin et 40 logements rues Moquet et Barbusse. En 1963, 100 logements en immeubles compléteront cet ensemble.

1957 : Construction d’un nouveau quartier (immeubles et pavillons) à l’emplacement du parc de l’ancien « Château Belliard », plus souvent appelé aujourd’hui « Gadeau de Kerville » puisque cette école est au centre.

1958 : Achèvement du « dortoir à voitures » (161 boxes), à l’extrémité des immeubles Garibaldi.

1958 : Les 500m² de vitraux de l’église Notre Dame de l’Assomption (détruits durant la Seconde guerre mondiale) sont remplacés. Fin de la reconstruction de l’église.

1959 : Transfert provisoire du marché avenue de la Libération pour suivre la mairie installée provisoirement dans les locaux de l’Hospice (futur Bois Petit). Le marché était en effet resté quelques temps sur la place de l’ancienne mairie malgré le bombardement de celle-ci en 1944.

1959 (février) : Début de la construction des commerces autour de la nouvelle place de l’Hôtel de Ville.

1959 : Début du chantier de la nouvelle école maternelle Michelet. Les écoles primaires et maternelles ont fonctionné dès octobre 1962.

Vers 1959 : Réaménagement complet de la place Voltaire, avec notamment la disparition des baraquements provisoires construits au milieu de la place.

1959 : Première pierre du nouveau temple protestant (l’ancien a été détruit durant la Seconde guerre mondiale) à l’angle de la rue Garibaldi et Démarest. Il a été inauguré en 1961.

1960 (9 octobre) : Bénédiction de l’église N.D. de l’Assomption reconstruite et des nouvelles cloches.

1960 : Projet d’agrandissement du Bois Petit. L’établissement devint un Centre de long et moyen séjour, le « Centre Hospitalier du Bois Petit ».
Nouvelles constructions dans les années 70 afin d’améliorer la qualité et la capacité d’hébergement : « Les Pionniers », bâtiment datant de 1974 et réhabilité en 2002 et « Les Constellations », bâtiment datant de 1979. Le bâtiment d’origine « Pacific Vapeur » est rénové une première fois en 1980. Nouvelle phase de modernisation et d’agrandissement de l’établissement entre 1998 et 2000. Un nouveau bâtiment est apparu : « Les Grands’Voiles » (2000).

1961 : Démolition du château des Marettes pour créer la nouvelle place de l’Hôtel de Ville. Il avait été construit au début du XVIIIème siècle. Il avait appartenu à 12 propriétaires dont William Buddicom (fondateur des ateliers du même nom), Mr Petit (qui avait cédé une partie du domaine pour construire l’Hospice, d’où son nom actuel « Bois-Petit ») et le dernier fut Louis Ruquier (entrepreneur en maçonnerie, on lui doit un bel immeuble de 1934 avenue du 14 juillet).

1961 : Première extension du lycée qui devient Marcel Sembat. À cette occasion il est aussi nationalisé. Transféré ultérieurement à la Région, il connut deux autres phases d’extension notoires en 1990 et 2010.

1962 : Installation du marché du jeudi et du dimanche sur la nouvelle place de l’Hôtel de Ville en janvier 1962.

1962 : Début de l’aménagement de la 1ère tranche de la zone industrielle, convention avec la Société d’Aménagement de la Région Rouennaise en décembre 1962 (SAAR).

1962 : Ouverture du nouveau groupe scolaire Renan-Michelet. L’ancienne école Renan a été transformée en école de musique et de danse Boieldieu.

1962 : Le tronçon de la rue de la République qui traverse encore la Zone Verte est d’abord interdit à la circulation puis, en trois ans, totalement supprimée.

1962-1965 : Construction des trois derniers immeubles de la Zone Verte : Gascogne, Touraine et Dauphiné. Au total, les sept immeubles de la Zone Verte auront permis la création de 1139 logements.

1964 : Assèchement de la sablière, qui donnera le nom de ce quartier de Rouen à la limite de Sotteville.

1964 : Fermeture du cinéma Trianon, puis racheté par la commune.

1965 (14 mai) : Inauguration dans la zone industrielle en cours d’aménagement d’une annexe à la société Coutisson Francia située 26 rue Desseaux. Construction de chaudières à mazout et au gaz. 1970 : Agrandissement et naissance du groupe Francia-Hoval. Fermeture des locaux rouennais en 1976, puis des sottevillais en 1981 faisant 300 chomeurs.

1965 (15 juillet) : Démarrage de l’usine de torréfaction du café « Stentor » sur la zone industrielle en cours d’aménagement. Elle est rachetée en 1985 par l’entreprise italienne Segafredo-Zanetti. L’aventure avait commencé en 1894 par la création d’une affaire d’importation et de négoce de café à Rouen par Gaston Vaudour.

1965 : Achèvement de la construction de l’internat du lycée Marcel Sembat. Il sera démoli en 2006

1965 : Ouverture du Supermarché SUMA avenue Jean Jaurès (inauguration le 2 juin), premier supermarché de l’agglo. Il devient STOC en 1981, Champion en 1999, Carrefour Market le 18 juin 2008 puis Market en 2015.

1966 : Démolition de l’ancienne école Michelet

1966 : Modernisation de la gare de triage (doublée et automatisée).

1966 : Inauguration du groupe scolaire Henri Gadeau de Kerville (architectes : Vauquelin et Bloquel)

1966 : Ouverture du collège Jean Zay

1967 : Gymnase Renan-Michelet. Ouverture début octobre.

1967 (20 juin) : Inauguration de Sopalin (SOciété du PApier LINge), 8 rue Lavoisier, sur le zone industrielle en cours d’aménagement. Elle produit de la ouate de cellulose, matière alors peu produite en France. Agrandissement en 1970 pour produire les marques Kleenex, Kotex, Sopal, Sopalin, Sopalux, Freedom… Incendie le 8 juillet 1971 (4 morts) et reconstruction en 1972 de la partie sinistrée. 1979 : La Société Sopalin cède à son associé Kimberly-Clark la totalité de son capital pour devenir une simple filiale du groupe. À la fin de l’année 1992, le groupe américain met en place une restructuration dans ses usines européennes pour que chacune d’elle ne produise qu’un produit unique. L’établissement sottevillais qui produisait 45 produits va devoir se recentrer sur la seule fabrication de boites de mouchoirs en papier. Sur ses 465 ouvriers, 312 seront licenciés. Dès lors, un dur conflit social va s’étaler sur quatre mois et qui se terminera en avril 1993 par l’évacuation par les forces de l’ordre de l’usine occupée. Malgré la détermination des salariés, les plans de la société américaine seront appliqués.

1968 : Le diocèse de Rouen cède l’ancienne école libre de garçon Bayard à la ville sous condition que le bâtiment soit destiné à la jeunesse. En septembre 1968, l’association Loisir Jeunesse adhère à l’Union régionale des MJC, ce qui lui permet d’avoir un directeur. En 1974 l’association adhère à la Fédération Nationale des MJC concurrente de l’UNIREG. Elle prend le nom de Maison Pour Tous en 1978. Elle est à l’origine du festival Viva Cité.

1969 (juin) : Fermeture de la salle des fêtes Jean-Jaurès, ouverte dans les années 30 avec le développement du quartier du Toit Famillial et de l’avenue du 14 juillet.

1969 (8 septembre) : Ouverture de l’école Jean Rostand pour la rentrée scolaire.

1969 : Ouverture du collège Emile Zola à la rentrée scolaire. Il a été construit sur une ancienne carrière.

1970 (4 septembre) : Achèvement de la construction de l’I.L.N. «La Garenne».

1970 : Construction de l’auto-pont (ou toboggan) des Bruyères. Il sera démonté en 1990.

1971 (23 janvier) : Inauguration du nouvel Hôtel de Ville conçu par Lods, Alexandre, Rivière, Degenne et Yvelin. Elle marque la fin de la Reconstruction de Sotteville. Les travaux avaient débuté en avril 1968.
Suite au bombardement de l’ancienne mairie en 1944, elle avait auparavant, trouvé refuge dans des baraquements provisoires, puis dans des locaux annexes de l’hospice, au dessus du Bois de la Garenne.

1971 : Ouverture (à la rentrée scolaire) de l’école Maternelle Jean ERostand et du gymnase.

1971-1973 : Rattachement à la rive gauche des îles Gad et du Jonquay (Ile aux Cerises) pour offrir plus de surface à zone industrielle qui s’étend petit à petit. Néanmoins, ce territoire conquit sur la Seine appartient à la commune d’Amfreville-la-Mivoie pose des problèmes d’implantation aux entreprises.

1972 : Agrandissement de l’hospice de la rue de Paris. Le 9 février il devient : “Résidence Saint Joseph“. En 1975, la Compagnie des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul abandonne la gestion administrative. Un directeur laïc est nommé en novembre.

1973 : Démolition de la poste rue de la République (en plein cœur de l’actuel Espace Marcel Lods). Elle avait été relogée dans cet ancien magasin de la Solidarité Sottevillaise.

1974 : Ouverture de la Maison des jeunes et de la culture (adhérent à la FFMJC) rue Sergent Major Tiremberg, qui deviendra la Maison pour Tous (MPT) en 1978.

1976 : Achèvement des travaux de construction de la piscine couverte début mars.

1977 (28 février) : Fermeture du cinéma Voltaire. Ce sera une solderie qui occupera les lieux pendant des années, puis un restaurant asiatique depuis 2007.

1977 : Reconstruction de la Maison des Jeunes, qui a subit un incendie criminel.

1981 : L’usine textile Bertel abandonne l’activité de filature, au profit du tissage seul (471 licenciements). Les difficultés avaient débuté dans les années 70 à cause de la concurrence internationale.

1982 : L’usine textile Bertel ferme, les 240 derniers salariés sont licenciés.

1983 : René Salmon est élu maire (jusqu’en 1989)

1983 : Création du « Pacific Vapeur Club » par l’amicale des chefs de traction
qui ont acquis en 1975 la « Pacific 231 » (construite en 1922) pour la restaurer.

Vers 1984 : Réaménagement de la Zone Verte avec, entre autre, un terrain de foot.

1984 : Construction rue de Grainville de la salle de réunion des Témoins de Jéhovah.

1984/1985 : Réalisation du quartier des « Jardins du Stade » de près de 200 maisons, sur le terrain dit « des 40 acres » appartenant auparavant au Centre hospitalier spécialisé du Rouvray.

1986 : Démolition de l’ancienne salle des fêtes du Bois de la Garenne.

1986/1987 : Construction d’un nouveau clocher pour l’église N.D. de Lourdes. En effet, des morceaux de béton commençaient à tomber de l’ancien en 1982, les sonneries des cloches furent donc interdites pendant quelques années. Pour financer ces travaux, les terrains situés derrière l’église furent vendus à la municipalité pour construire le complexe sportif Jacques Anquetil.

1987 : Réfection de la piste d’athlétisme du stade, ce qui en fait l’une des plus belles de France.

1987 : Démolition partielle de l’ancienne usine Bertel pour construction d’un lotissement de 60 maisons (Le Clos de Paris), la partie conservée étant consacrée à des activités industrielles et commerciales.

1987 (8 septembre) : Ouverture de l’école maternelle Janine Mahet.

1989 : Aménagement de l’Ecole de Musique et de Danse, travaux terminés en février.

1989 : Pierre Bourguignon est élu maire (jusqu’en 2014)

1989 (24 juin) : La fête du bicentenaire de la Révolution est organisée par la Maison Pour Tous en relation avec les associations sottevillaises. Cette fête est le résultat d’un travail de réflexion mené pendant trois ans par un groupe nommé « Evénement du Mardi », au sein de la Maison Pour Tous. Il travaille sur la conception d’un grand événement à Sotteville. De ces réflexions sera imaginé le festival de Sotteville.

1989 (23 septembre) : Arrivée à Sotteville de la copie de la locomotive Pacific 231, reconstituée par Yves Bernard pour les Fêtes du Bicentenaire de la Révolution à Paris organisées par Jean-Paul Goude. Par la suite, elle est utilisée à plusieurs reprises dans la cadre des arts de la rue.

1989/1990 : Extension du lycée Marcel Sembat comprenant notamment une nouvelle entrée et deux nouveaux bâtiments en L, enjambant la rue Léon Salva.

1990 : Création du premier festival de Sotteville. Il a pour nom « Gare à la fête » et se situe dans les anciens entrepôts des tramways de Rouen, rue de Trianon. Vu le succès populaire, il se déplace au centre-ville l’année suivante et prend le nom de « Viva-Cité ». Ce festival autour des arts de la rue a fêté ses trente ans en 2019.

1990 (à partir de) : L’urbanisation se densifie à nouveau dans le centre-ville et renoue avec la vision de Marcel Lods. En effet, depuis la fin de la Reconstruction (fin des années 60), les nouvelles habitations étaient plus individuelles (construction de grands lotissements comme Bertel ou Jardins du Stade).

1991 : Fermeture des ateliers Buddicom, qui avaient une très faible activité depuis leurs destruction presque totale par les bombardements de la seconde guerre mondiale.

1991 (juin) : Début des travaux de voirie pour le Métro-bus à Sotteville, Petit et Grand Quevilly. Les premiers rails sont posés le 26 février 1993 à Sotteville-lès-Rouen.

1992 (21 janvier) : Inauguration du Trianon rénové qui devient « Trianon Transatlantique » à cette occasion. L’ancien cinéma des années 30 devient salle de spectacle et concert.

1994 : Mise en place du monument hommage aux 561 victimes du bombardement du 19 avril 1944 (Espace Marcel Lods, derrière l’immeuble Flandres)

1994 (10 décembre) : Inauguration de la gare de métros et bus (en forme de hérisson) place de l’Hotel de Ville, conçue par Alessandro Anselmi. Cette gare est restée terminus jusqu’au 1er septembre 1997, date du prolongement de la ligne jusqu’à St Etienne du Rouvray.

1994 (16 décembre) : Inauguration du Métro-bus à Rouen .

1995 : Construction de deux pavillons neufs pour la résidence St Joseph. En hommage aux sœurs de Saint Vincent de Paul qui ont tant œuvré par le passé, ils s’appellent : Pavillon Sœur Jeanne DESREUMAUX et Pavillon Sœur Elisabeth LE FLOCH. Le déménagement dans ces locaux a lieu en 1996. L’ancienne résidence Saint Joseph est démolie en avril 2004.

1998 : L’Atelier 231 (Centre National de Arts de la Rue), a été inauguré les 19 et 20 novembre par Catherine Trautman, ministre de la Culture (architectes Bernard Grimaud et Laurent Israël). L’ancien atelier de chaudronnerie de fer dit « Atelier N°7 » construit en 1878 (infime partie des anciens atelier « Buddicom ») est racheté en 1994 par la Ville pour devenir « Atelier 231 » (hommage à la locomotive « Pacific 231 » entretenue ici), lieu dédié aux artistes de théatre de rue.

1998 (septembre) : Inauguration du FRAC place des Martyrs de la Résistance dans l’ancien magasin du dépôt des tramways après rénovation. Les autres bâtiments ont été démolis en 1999. Des immeubles d’habitation sont construits en 2002 sur ce terrain de forme triangulaire.

2000 (15 septembre) : Fusion des trois anciennes paroisses de Sotteville (Notre-Dame de l’Assomption, Notre-Dame de Lourdes et Saint Vincent de Paul) pour devenir la paroisse Bienheureux Nicolas Barré de Sotteville-lès-Rouen.

2001 : Les sottevillais Joséphine et Edouard Vain sont nommés « Justes parmi les nations » pour avoir sauvé Isaac et José Mizrahi.

2002 : Le square Roland Tafforeau (maire de 1947 à 1983) et la stèle situés au pied des immeubles Garibaldi sont inaugurés pour rendre hommage à ce « maire de la reconstruction ». La stèle a été sculptée par Michel Natier.

2004 (3 septembre) : Inauguration de la nouvelle bibliothèque municipale (médiathèque) réalisée par l’architecte Henri Gaudin.

2004 (avril) : Démolition de l’ancienne résidence Saint Joseph.

2006 : Démolition de l’internat du lycée Marcel Sembat. Cette date marque le point de départ de la rénovation/restructuration du lycée, qui sera terminée en 2011.

2006 : Construction de la résidence 1 et 3 rue de Trianon et place de Martyrs de la Résistance, après démolition du mythique bar-restaurant « Le Cheval Noir ».

2007 (nuit du 13 au 14 juillet) : Incendie criminel de la station service de la rue Mendès-France. Les explosions des bouteilles de gaz avaient impressionné les habitants de toute la rive gauche. Ce bâtiment incendié a été démoli le 15 septembre 2008.

2008 (3 octobre) : Inauguration de la rénovation de la crypte de N.D. de Lourdes et de ses vitraux.

2008 (juillet) : Démolition du temple protestant (église réformée) rue Garibaldi qui datait de la Reconstruction, pour construction de la résidence Capréra.

2009 : Création de la place Gilles Martinet

2010 (avril) : Fermeture du triage de Sotteville (la fin du tri par gravité). L’ouverture à la concurrence en 2006 a eu pour conséquence une chute vertigineuse du fret ferroviaire, et le fret routier étant devenu bien plus rentable.

2011 (février) : Ouverture des nouveaux ateliers carrosserie et mécanique du lycée Marcel Sembat (toit ondulés végétalisés) suite à la rénovation/restructuration du lycée. La nouvelle cantine avait ouvert en janvier 2009 et le nouvel internat en septembre 2009. Pendant les travaux (5 ans), les élèves allaient manger (par navettes) au lycée de Bruyères.

2011 : Démolition du magasin Netto rue Garibaldi (précédemment Intermarché et Prisunic) pour construction en 2013/2014 des résidences (dans l’ordre en partant de la rue Garibaldi) : Henriette MAZOT, Madeleine BRES, Jeanne BARRET (rue Demarest). Il avait été construit à la toute fin des années 60 sur l’emplacement de jardins maraîchers.

2011/2012 : Réfection de la plate-forme du métro

2012 (11 mars) : Assassinat à Toulouse du militaire sottevillais Imad IBN ZIATEN, première victime de la vague terroriste.

2012/2013 : Remplacement des anciennes rames de métro Alsthom TFS (bleues) datant de 1994 par les nouvelle rames Alstom Citadis (blanches).

2014 (18 janvier) : Inauguration du Gymnase Municipal conçu par l’architecte Gilles Thorel. Le chantier avait débuté fin 2012. L’ancien gymnase de la Sottevillaise (à l’angle des rues Jean-Hyacinthe Vincent et Hoche) a été démoli début 2018.

2014 : Luce Pane est élue maire

2017 (21 septembre) : Inauguration du bâtiment « L’Orée du Bois » du centre hospitalier du Bois-Petit (mise en service en avril 2017). Il s’agit de la rénovation, agrandissement et mise aux normes du bâtiment historique. Les travaux préparatoires avaient commencés en 2012 puis le gros oeuvre en 2014. Pour sa réhabilitation, le bâtiment a été détruit tout en conservant la façade historique datant de 1911.

2018 (14 mai) : Début du chantier de reconversion de l’hippodrome des Bruyères en parc urbain.

2018 (6 juin) : Ouverture du magasin LIDL à l’emplacement de l’entreprise Sematrans rue Arago, démolie en janvier 2018

23 juin 2019 : Inauguration de la place de l’Hôtel de Ville rénovée. Les travaux préparatoires au réaménagement de la place de l’hôtel de ville (assainissement, électricité haute et basse tension, eau potable) avaient débuté le 12 février 2018. 16 juillet 2018 : début réel du chantier de la place avec déménagement d’une partie du marché dans le Bois de la Garenne.


10 commentaires

  1. Bonjour à Vous.
    Merci beaucoup pour cet historique qui nous remémore certains faits oubliés et/ou méconnus. Pas encore tout lu, mais impressionnant.

  2. Bonjour, très intéressant… vous ne citez pas la construction des Castors, de part et d’autre de la rue Émile Kahn, ainsi que la construction du groupe scolaire Ferdinand Buisson…. Avez-vous des éléments datés pour cette période ? Merci

    • Bonjour Véronique,
      J’ai ajouté toutes ces dates au fur et à mesure de les avoir relevées dans les livres et autres supports fiables. Les dates manquantes viennent simplement du fait qu’elles n’apparaissent pas dans ces documents.
      Mais vous avez raison de mettre ces lacunes en évidence, cela me permettra de faire des recherches plus poussées et mettre plus tard à jour la liste des dates.
      Cependant, pour répondre à vos questions, on peut se donner une approximative en regardant les photos aériennes de l’IGN sur le site Remonter le temps : https://remonterletemps.ign.fr/telecharger
      Je suis allé y faire un tour : sur la photo de 1956 il n’y a ni école ni Castors, et sur la photo suivant en 1961 les deux sont présents.
      Laurent

  3. Bonjour
    Précisions : Pour le raid du 17/08/42, il s’agit de la 8è USAAF qui a bombardé dont le fameux B17 Yankee Doodle que beaucoup de gens font en maquette. C’était leur première sortie en Europe.

  4. Il n’y a rien également sur l école provisoire du toit familial, école en bois, ou certains élèves de la cité des castors ont usé leur fond de culotte approximativement en face de l entrée actuelle du lycée Jean Zay

    • Bonjour Didier,
      La construction de ce document est basée sur les dates, et comme cette école n’est présente que dans les souvenirs des enfants du Baby Boom (vous êtes le 2ème à m’en parler, je n’en avais pas connaissance avant car dans aucun bouquin), ce n’est pas possible d’écrire quoi que ce soit à ce sujet (pas de date, pas de photo). J’aurais bien aime en faire un article dédié un jour car elle a l’air d’avoir marqué les esprits cette école, mais il faudrait des éléments précis. Il y a d’autres sujets qui sont seulement dans les mémoires et qu’il serait intéressant de parler mais qui manquent d’éléments précis (la passerelle provisoire de Sembat, la salle des fêtes du bois de la Garenne, les écoles provisoires Bayard et Jeanne d’arc au chateau des Marettes…).
      Laurent

  5. Puisque plusieurs d entre nous parlent des écoles: rue des frères Canton l école Jeanne d arc pour les filles et les orphelines des sœurs de St Vincent de Paul a été construite vers 1946?
    Elle était composée de baraquements offerts par les suédois ou américains
    Qui s en souvient

  6. le bombardement de 1942
    Voir un documentaire sur RMC découverte le 12 mai à 21 h
    vous pourrez le retrouver en replay
    très intéressant pour les témoignages et l’enjeu politique pour les Américains
    Cécile B.

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