Petit résumé de l’histoire de Sotteville-lès-Rouen

C’est par ce résumé qu’il faut commencer pour comprendre l’essentiel de l’histoire sottevillaise et la métamorphose de Sotteville-lès-Rouen au fil du temps. Explorez ensuite l’ensemble des sujets traités grâce au module « Recherche par sujet » dans la colonne de droite (en bas sur smartphone ou tablette).
Bonne découverte !

Les origines…

L’origine du nom « Sotteville » pourrait être due à Henri IV qui aurait lancé « Oh quelle sotte ville ! », mais c’est l’hypothèse la moins probable (et la moins flatteuse pour nous sottevillais !)
P.P. Duchemin lui, voit la déformation de « substus villam », signifiant en latin « la ville du dessous » (de Rouen), et cette hypothèse est renforcée par « -lès-Rouen » signifiant « près de Rouen ».
En latin, « villa » signifie « exploitation agricole », ce qui confirme que Sotteville était le lieu-dit d’une ferme. On peut admettre que le propriétaire de cette ferme ait pu être « fou » (« sot » en ancien français), mais selon Beaurepaire, Sotteville est « la ferme de Soti », Soti ayant pu être le fondateur de cette ferme…

L’extension et l’industrialisation…

C’est le long de la rue de Paris (ancienne voie romaine qui allait de Rotomagus (Rouen) à Lutétia (Paris)) que la ville s’est d’abord développée, dans le quartier de l’église Notre Dame de l’Assomption. Des vestiges romains ont même été découverts dans le quartier de Quatre-Mares, expliqués par le passage de la voie. Au XIème siècle, la ville s’étend le long de la rue Pierre Corneille.
L’industrie fait son apparition à Sotteville en 1804 avec la fondation des établissements Bertel, point de départ du développement du textile. En 1843, c’est l’arrivée du chemin de fer qui va donner à Sotteville sa raison de vivre : La première grande ligne mise en service en France est la « Paris-Rouen » (il faut 3h50 pour faire le trajet), et elle concentre à Sotteville des installations d’entretien, de réparation et de construction ferroviaire (artliers Buddicum puis Quatre-Mares), et de triage.

La vie sociale…

mairie NDAssomptionLe centre ville (de l’époque) se constitue avec la construction de la Mairie (inaugurée le 9 mai 1841) non loin de l’ancienne église (remplacée en 1863 par l’église Notre Dame de l’Assomption actuelle). Le marché s’installe sur la place de la mairie en 1849. Les commerces se concentrent aussi le long de la rue de la République et autour de la place de la Liberté (angle de la rue de Paris et de la rue P. Corneille).
La place Voltaire est elle aussi très vivante. Elle est liée à l’une des plus prestigieuses salles de spectacle de l’agglomération : Sotteville, Cinéma Voltaire et rue P. Corneillel’Eldorado. A cette époque, on trouve aussi le cinéma Voltaire à l’entrée de la rue Corneille, premier cinéma moderne de Sotteville.
Deux autres églises sont construites à mesure que la ville s’étend : Notre-Dame de Lourdes (première pierre en 1916) et Saint Vincent de Paul (construction d’une chapelle provisoire en 1920, puis première pierre de l’église en 1929).

Sotteville est l’un des premiers berceaux des progrès sociaux (coopératives ouvrières, mouvement mutualiste…). Influencé par la monté du socialisme mondial, le pharmacien Louis Lucas et quelques cheminots créent « La Solidarité Sottevillaise » en 1890 où l’on trouve des produits alimentaires à prix intéressants. Ses activités et ses « succursales » s’étendent bien au delà des limites de la communes, et en 1927 prend le nom d’ « Union des coopérateurs de Normandie », les « COOP ». La Mutualité de Seine-Maritime et la Matmut sont aussi des enfants de la Solidarité Sottevillaise.

Emile Carlier est élu en 1896. C’est le 1er maire socialiste de Seine-Inférieure.

Mairie de Sotteville et église N.D.Assomption bombardéeLa guerre et les bombardements…

Du 4 septembre 1939 au 30 août 1944, 38 bombardements allemands puis alliés (qui visaient bien maladroitement les cibles stratégiques de la gare de triage réquisitionnée par les allemands) viennent perturber le trafic ferroviaire et semer la mort et la désolation dans la ville. Celui de la nuit du 18 au 19 avril 1944 est le plus terrible. En trois quarts d’heure, la ville est dévastée, le centre-ville est rayé de la carte et 561 victimes sont a déplorer.
Sotteville est libérée le 31 août 1944. Le bilan de la guerre est lourd : 722 morts (dont 47 civils fusillés ou morts en déportation), deux tiers de la ville démoli (sur 7895 maisons, 1814 sont détruites et 3143 gravement endommagées qui seront démolies ensuite pour la plupart) et 18000 sinistrés (dont 3200 totalement).

La Reconstruction…

reconstruction sotteville Sous l’impulsion de Philippe Lanoux (maire à la Libération) puis de Roland Tafforeau (maire de 1947 à 1983), la Reconstruction de Sotteville est amorcée pour reloger rapidement les milliers de familles logeant provisoirement dans des baraquements. L’archietcte-urbaniste Marcel Lods est nommé à Sotteville de 1948 à 1964 par Raoul Dautry, ministre de la Reconstruction. Il créé la Zone Verte (aujourd’hui appelé « Espace Marcel Lods ») à l’emplacement de l’ancien centre-ville. 1139 logements ont ainsi été créés.place de l'hôtel de ville de sotteville vers 1970

Le château des Marettes est démoli en 1961 pour construire la nouvelle place de l’Hôtel de Ville. L’un des propriétaires du château, Monsieur Petit, avait cédé une partie de ses terres pour la construction du centre hospitalier du Bois Petit en 1912. Le reste du domaine des Marettes deviendra l’actuelle place de l’Hôtel de Ville (place du Marché) et le Bois de la Garenne, infime partie conservée de l’immense domaine boisé des Marettes.
Provisoirement transféré avenue de la Libération en 1959, le marché s’installe en 1962 sur la nouvelle place de l’Hôtel de Ville.
La mairie avait elle aussi été transférée provisoirement dans le centre hospitalier du Bois Petit et, comme l’avais promis Roland Tafforeau, a été reconstruite définitivement en tout dernier. Point final à la Reconstruction, l’Hôtel de Ville est inauguré en 1971.

La Reconstruction a tout simplement déplacé le centre ville du quartier N.D. de l’Assomption vers l’actuelle place de l’Hôtel de Ville. Elle a aussi permis une restructuration complète de la ville.

Plus récemment…

Avec l’arrivée du « métro » en 1994, toutes les rues qu’il parcourt sont recomposées et des stations sont créées. Ce sont les plus récents changement globaux de la physionomie de la ville.
Plus localement, des démolitions et constructions à différents endroits dans toute la commune offrent une évolution constante de Sotteville.