L’été, les petits sottevillais partaient en colonies de vacances

Didier AERNOUT nous a transmis ses souvenirs de colonie de vacances. Voici son témoignage :

À la fin des années 1950 et dans les années 1960, certain(e)s jeunes sottevillais(e)s ont connu leurs premières vacances sans leurs parents. Ceux-ci nous abandonnaient au mois de juillet ou bien au mois d’août : nous partions en colonies de vacances !

Si mes souvenirs sont encore en bon état, nos parents nous accompagnaient le matin de bonne heure pour nous déposer au pied des cars qui nous emmenaient vers notre colonie, soit à l’Ile d’Oléron, dans le département des Charentes Maritimes à la fin des années 1950 voire au début des années 1960, soit à Chezery, dans le Jura, département de l’Ain. Il me semble que le départ s’effectuait dans le haut du Bois de la Garenne, Avenue de la Libération, où se situait la mairie provisoire à cette époque. Je crois qu’il y avait des bâtiments en bois au niveau de l’allée centrale. D’autres bâtiments en bois de même structure étaient implantés avenue Jean Jaurès, à droite en montant, une fois passée la caserne actuelle des sapeurs-pompiers. 

Nous y arrivions en fin de journée, eh oui, pas d’autoroute ! Le repas du midi se faisant avec les sandwichs préparés à l’avance, nous devions nous arrêter sur des aires de stationnement. Nous étions suffisamment disciplinés et les voitures n’étaient pas nombreuses.

Personnellement, je ne suis allé à l’Ile d’Oléron que la première année de ces vacances. Puis une année sabbatique et je suis allé plusieurs fois à la montagne, donc à Chezery, à la colonie « Le Rosset Joyeux », puisqu’elle était située dans le hameau de Rosset.

Colonie de vacances de Sotteville-lès-Rouen à Chezery dans l'Ain
La colonie de vacances de Sotteville-lès-Rouen à Chezery-Forens dans le Jura

Les souvenirs sont assez flous, mais nous logions dans de grands dortoirs. Ils étaient situés à l’étage. Pour nous différencier en fonction des groupes, un brassard de couleur différente était d’usage.
Dans les premières années de mes séjours, des toiles de tentes étaient réservées pour la section des grands, à proximité de la salle de jeux, avec billard et baby foot.

Que faisions-nous de nos journées ? Là, ça se corse…

Le matin : mis à part le petit déjeuner, je ne sais plus. Il y avait de temps à autre l’obligation d’écrire à nos parents. Nous allions également au village pour y poster le dit courrier. Une virée sur la place à côté de l’église s’imposait, car c’est là que nous achetions les cartes postales, les bonbons, les tubes de lait concentré « Nestlé », avec le concours de celui qui le viderait le plus vite, en appuyant dessus et en aspirant. Ça, c’était au moment de la sieste, pour bien dormir. Dans ce commerce, il est arrivé de ne pas tout payer. Mais chut… il ne faut pas le dire. Et puis, il y a prescription…

Les après-midis, après la sieste obligatoire, étaient réglés par les promenades à pied dans les environs, mais surtout les baignades dans les eaux de la Valserine. Comme tous les enfants, nous déplacions des pierres afin de faire et refaire les « barrages » à poisson, pas nombreux.
Concernant les montagnes avoisinantes, je me souviens du Crêt de la Neige, du Crêt de Chalame, du Gralet, et du creux de Lachat, que nous appelions «les Entonnoirs».
Dans le champ à côté, des lianes couraient dans les branchages. Nos premières expériences de fumeurs en herbe !!!
Si la pluie avait été forte, le lendemain, était organisée une chasse aux escargots qui s’imposait dans les rues au-dessus de la colonie, ainsi que tous les chemins avoisinants.  
Derrière le bâtiment principal, il y avait deux terrains que nous nous amusions à descendre en courant.

Colonie de vacances de Sotteville-lès-Rouen à Chezery dans l'Ain
L’arrière du bâtiment principal de la colonie

Nous achetions des «palettes» : c’étaient des cigarettes de couleurs différentes, qui faisaient comme une palette de couleurs.

À la fin du séjour, une balade en car était organisée : nous allions passer la journée à Genève. Pas un seul papier par terre sous peine d’amende ! La propreté du lieu était de vigueur, et nous ne trouvions rien à redire.

Le pire est que nous en redemandions l’année suivante afin de retrouver nos camarades que nous ne voyions pas spécialement dans le courant de l’année, car nous fréquentions des établissements scolaires différents. Personnellement, mon école primaire était le groupe scolaire Ferdinand Buisson, mes parents ayant eu la possibilité de pouvoir investir dans l’achat d’un pavillon jumelé dans la cité des «Castors». Le grand luxe, à cette époque, même si les rues n’étaient pas encore goudronnées en août 1960.

D’ailleurs en période scolaire, le jour de repos était le jeudi : on allait au centre aéré « Les Sapins », dans la forêt du Rouvray, à Saint Étienne du Rouvray.

8 commentaires

  1. Que de souvenirs en lisant votre publication. Pour ma part dans les années 76-80 il n’y avait plu qu une seul destination CHEZERY 3 ou 4 année de suite avant l arrêt définitif de v’la colonie. On apprenait à se débrouiller sans les parents. Activités manuel j’y ai appris la poterie, la céramique et on allait rencontrer les artisans du coin pour ramener un souvenir à nos parents comme les chaussons pipe en bois ou poteries. Et oui la sieste pour les plus petit et surtout séparation entre garçons et filles pour les dortoirs, les douches collective et les veillées le soir avec les monos et leur guitare. Ah nous avions la belle vie à cette époque 🥰

  2. Dans les années 60, j’allais au centre aéré de la SNCF, a st Etienne du Rouvray. Et parfois, a st hilaire de riez ou a heudreville sur Eure pour faire du canoë.

  3. Moi je n’ai fréquenté que Chezery dans les années 60 ,le directeur se nommait Douyer,sa femme faisait le role d’infirmière et mon mono
    etait Serge Cramoisant qui était aussi mono au centre aéré et maire de Mesnil-Esnard plus tard je crois.
    Un souvenir gustatif,les escargots ramassés les jours de pluie, préparés par le chef cuisto et réservés à ceux qui les avaient ramassés.
    Chaque année une visite de Monsieur Roland Tafforeau maire de Sotteville à cette époque.

  4. Très bon compte rendu de Dider AERNOUT, j’y ai séjourné en 1957 ma mère attendait un heureux évènement…
    c’est là que j’y ai mangé pour lapremi_re fois une fondue de fromage. A la file indienne, notre morceau de pain sur une fourchette pour tremper dans l’énorme poêlon. A la fin de notre séjour, nous faisions une fête au village : danses et chants. Que des bons souvenirs. Actuellement en région lyonnaise, je suis retournée voir l’endroit. Toujours aussi beau. Merci pour cet article

  5. Mes parents ne voulaient pas nous faire partir en colonies de vacances alors que nous en revions …
    Séjournant en camping sur l’ile d’Oleron dans les années 1971-1972, nous étions passés devant la colo. Et, là, horreur pour notre mère, se déroulait, dans la cour, l’epouillage des têtes blondes ou brunes infestées par les totos. Inutile de préciser que, à tout jamais, les sejours en colonies nous seraient refusés !

  6. MERCI LAURENT.
    A propos des fondues en file indienne, quel délice !! C’est le chef cuisto en personne qui nous servait, sauf erreur. Un super bonhomme, dont je ne me souviens plus du nom !!!
    Bien le bonjour à ceux dont j’ai réveillé quelques souvenirs agréables. Je pense en avoir reconnu DEUX.
    DIDIER

  7. Que de souvenirs!!!!! de très bons souvenirs (notamment les tubes de lait Nestlé)
    Avec mon mari nous envisageons nous rendre à Chezery en louant un gite, de cette façon je ferai un petit pèlerinage.
    Un souvenir, parmi tant d’autres, la journée où nous sommes allés, direction le crêt de la neige, rencontrer un berger.
    Les chutes dans la Valserine. Le voyage en Suisse etc…etc…..
    Merci pour cette page

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